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Nouveaux assauts sur Melilla: plus de 250 migrants arrêtés, 33 blessés (Maroc)

18/03/2014 07:42 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Plus de 250 clandestins ont été arrêtés et une trentaine de personnes blessées depuis lundi dans de nouvelles tentatives massives de franchissement de la frontière entre le Maroc et l'enclave espagnole de Melilla, ont annoncé mardi les autorités marocaines.

La principale tentative de "passage en force", qui s'est déroulée vers 07H00 GMT, a impliqué "600 migrants en situation irrégulière", qui ont procédé à des jets de pierre, a expliqué le ministère marocain de l'Intérieur dans un communiqué.

Cinq policiers marocains ont été blessés, ainsi que 28 clandestins, qui ont été hospitalisés à Nador pour des plaies provoquées par les barbelés.

Au total, 102 migrants ont été interpellés à ce moment, tandis qu'une précédente tentative au cours de la nuit avait déjà entraîné l'arrestation de 150 personnes, selon le ministère.

Auparavant, la préfecture de Melilla avait fait état d'une tentative de franchissement menée par un groupe "très nombreux" de migrants. Les médias espagnols ont parlé de centaines de personnes, soit l'une des plus importantes de ces dernières années.

Melilla est soumise depuis le début de l'année à un fort regain de pression migratoire, de la part essentiellement de clandestins venus d'Afrique subsaharienne via le Maroc.

Melilla et l'autre enclave espagnole de Ceuta, également sur la côte marocaine, constituent les deux seules frontières terrestres entre l'Afrique et l'Europe, plaçant l'Espagne parmi les pays les plus touchés par l'immigration clandestine.

Le 6 février, une tentative d'entrée à Ceuta avait tourné au drame lorsque 15 migrants étaient morts noyés. Le gouvernement espagnol avait alors été vivement critiqué pour la riposte de ses forces de l'ordre, accusées d'avoir fait usage de balles en caoutchouc contre les migrants nageant le long de la côte.

Depuis, la Garde civile a reçu pour consigne de ne plus utiliser de balles en caoutchouc pour repousser les assauts dans les deux enclaves.

A l'automne, le gouvernement espagnol avait fait l'objet de critiques pour avoir réinstallé de hauts barbelés en différents points de la frontière à Melilla.

Egalement critiqué l'an dernier par des ONG, le Maroc a pour sa part annoncé un renforcement de la surveillance de son littoral nord, tout en mettant en place un vaste programme de "régularisation exceptionnelle" pour les 25.000 à 30.000 clandestins qui seraient présents sur son sol.

Selon Human Rights Watch (HRW), les refoulements de ces clandestins vers l'Algérie auraient en outre cessé.

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