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L'Ouganda craint un attentat au camion-citerne piégé à Kampala

18/03/2014 07:41 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

La police ougandaise a interdit mardi la circulation des camions-citernes à Kampala, disant disposer d'informations sur un projet des islamistes shebab de faire exploser l'un de ces véhicules dans la capitale ougandaise.

Lundi, la police kényane avait par ailleurs arrêté deux personnes qui circulaient à bord d'une voiture bourrée d'explosifs à Mombasa, deuxième ville du Kenya et principale localité de la province de la Côte, très majoritairement musulmane.

L'Ouganda - principal contributeur - et le Kenya fournissent des troupes à l'Amisom, la Force de l'Union africaine qui combat les shebab en Somalie. Les deux pays ont déjà été le théâtre d'attentats d'ampleur menés en représailles par les islamistes somaliens ralliés à Al-Qaïda.

"Nous avons reçu des informations crédibles tendant à indiquer que les shebab prévoient de faire exploser un camion-citerne à Kampala pour causer des dommages étendus aux personnes et aux biens", a déclaré dans un communiqué le chef de la police ougandaise, Kale Kayihura, appelant la population "à la vigilance et à signaler tout mouvement ou activité suspects".

"Il est interdit à tous les camions-citernes, avec effet immédiat et jusqu'à nouvel ordre, de circuler dans l'agglomération de Kampala", a ajouté le chef de la police, précisant que les "camions-citernes ne seraient autorisés à charger et livrer du carburant dans l'agglomération qu'entre 18H00 et 06H00".

En 2010, un double attentat, revendiqué par les shebab, avait fait 76 morts dans un bar et dans un restaurant de Kampala retransmettant la Coupe du monde de football.

Au Kenya, le préfet du département de Mombasa, Nelson Marwa, a affirmé mardi que les deux suspects arrêtés la veille préparaient "une attaque d'ampleur". Selon lui, les charges du véhicule piégé étaient destinées à être déclenchées via un téléphone mobile.

L'UA mène actuellement une offensive d'ampleur contre les shebab dans trois provinces du sud et du centre de la Somalie, dont deux frontalières de l'Ethiopie.

Les shebab, confrontés à la puissance de feu supérieure des quelque 22.000 soldats de l'Amisom, ont essuyé une série ininterrompue de défaites militaires depuis qu'ils ont été chassés de Mogadiscio en août 2011.

Privés de l'essentiel de leur bastions, ils contrôlent néanmoins de larges zones rurales du sud et du centre somaliens et privilégient désormais les actions de guérilla, notamment à Mogadiscio.

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