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La Chine critique la "politisation des droits de l'homme" en Corée du Nord

18/03/2014 07:04 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT

Pékin s'est dit mardi "opposé à la politisation de la question des droits de l'homme" en Corée du Nord, en réponse au président d'une commission d'enquête de l'ONU qui a comparé les crimes du régime nord-coréen à ceux des nazis et des Khmers rouges.

"Nous maintenons qu'en matière de droits de l'homme les problèmes doivent être résolus par un dialogue constructif et la coopération", a déclaré Hong Lei, porte-parole de la diplomatie chinoise.

"Nous sommes opposés à toute politisation de la question des droits de l'homme et à toute ingérence dans les affaires intérieures de quiconque, sous le prétexte des droits de l'homme", a-t-il ajouté.

Il réagissait aux déclarations lundi à Genève de Michael Kirby, chef d'une commission d'enquête sur les droits de l'homme en Corée du Nord, qui a appelé à la saisine de la Cour pénale internationale (CPI) après avoir documenté dans le pays reclus exterminations, meurtres, travail forcé, torture, emprisonnements, viols, etc.

"Il est de notre devoir" d'affronter "les violations des droits de l'Homme et les crimes contre l'humanité perpétrés" en Corée du Nord, a déclaré Michael Kirby devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU.

La Chine, principal soutien de Pyongyang dans le monde, se voit régulièrement reprocher d'entraver les tentatives internationales pour sanctionner le régime nord-coréen pour ses violations des droits de l'homme, notamment au Conseil de sécurité de l'ONU où elle dispose d'un droit de veto en tant que membre permanent.

La Chine est aussi accusée de renvoyer en Corée du Nord les réfugiés arrivant sur son territoire, sachant que les personnes ainsi rapatriées et leur famille courent un risque élevé de subir des violences, voire d'être exécutées.

Pour la première fois, des juristes mandatés par l'ONU ont établi un réquisitoire accablant et argumenté contre le régime nord-coréen, l'accusant de crimes contre l'humanité à grande échelle, dans leur rapport publié le 17 février.

Les trois experts de la commission n'ont pu se rendre en Corée du nord, en dépit de leur demande, et ont interrogé dans de nombreux pays des fugitifs et des témoins.

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