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L'armée thaïlandaise pourrait avoir détecté le vol MH370 de Malysia Airlines avant sa disparition

18/03/2014 09:44 EDT | Actualisé 18/05/2014 05:12 EDT
U.S. Navy via Getty Images
GULF OF THAILAND - MARCH 9: In this handout provided by the U.S. Navy, a U.S. Navy MH-60R Sea Hawk helicopter from Helicopter Maritime Strike Squadron (HSM) 78, Det 2, assigned to the guided-missile Destroyer USS Pinckney (DDG 91), lands aboard Pinckney during a crew swap before returning on task in the search and rescue for the missing Malaysian airlines flight MH370 on March 9, 2013 at sea in the Gulf of Thailand. The flight had 227 passengers from 14 nations, mainly China, and 12 crew members. According to the Malaysia Airlines website, three Americans, including one infant, were also aboard. (Photo by Senior Chief Petty Officer Chris D. Boardman/U.S. Navy via Getty Images)

BANGKOK - Un radar de l'armée thaïlandaise aurait détecté un avion qui pourrait être le vol MH370 du transporteur aérien Malaysia Airlines, quelques minutes seulement après que les systèmes de communication de l'appareil disparu aient été éteints.

La Thaïlande dit ne pas avoir partagé cette information plus tôt parce qu'elle ne lui avait pas été demandée spécifiquement.

Un porte-parole de l'armée de l'air thaïlandaise, le vice-maréchal Montol Suchookorn, a expliqué mardi que l'avion a suivi un trajet erratique jusqu'au détroit de Malacca, où un radar malaisien a aussi repéré l'appareil le 8 mars. M. Montol a prévenu que l'armée thaïlandaise n'est pas convaincue qu'il s'agisse du même appareil.

Les données dévoilées tardivement par la Thaïlande n'ajoutent possiblement pas grand-chose à ce qu'on savait déjà, mais elles soulèvent des questions quant à la transparence dont font preuve certains pays quand vient le temps de partager des informations plus délicates, même au nom d'un mystère aussi brûlant.

Quand on lui a demandé pourquoi la Thaïlande a attendu une semaine avant de dévoiler ces données, M. Montol a répondu: «Parce que nous ne nous y sommes pas intéressés. L'armée de l'air thaïlandaise examine seulement les menaces contre notre pays, donc tout ce qui ne nous semble pas être une menace, nous observons sans intervenir.»

Il a déclaré que l'avion n'a jamais pénétré dans l'espace aérien thaïlandais et que la demande malaisienne formulée au début de l'enquête était vague.

«Quand ils ont demandé de nouveau et qu'il y avait de nouvelles informations et de nouvelles suppositions de la part du premier ministre (malaisien) Najib Razak, nous avons examiné nos données de nouveau, a dit M. Montol. Il a fallu l'intervention d'experts pour comprendre.»

Le vol 370 avait décollé de Kuala Lumpur à 0h40, heure de la Malaisie, et son transpondeur a cessé de fonctionner à 1h20. M. Montol indique qu'un radar militaire thaïlandais a détecté, à 1h28, «le signal, qui n'était pas un signal normal, d'un avion qui volait en direction opposée de l'avion MH370», vers Kuala Lumpur. L'avion a ensuite viré vers la droite, vers une ville malaisienne le long du détroit de Malacca. Le signal radar était infréquent et ne comportait pas de données comme le numéro du vol.

Il a dit ne pas savoir quand, exactement, les radars thaïlandais ont repéré l'avion pour la dernière fois.

Une coalition de 26 pays tentent de retrouver l'avion disparu en fouillant un secteur aussi grand que l'Australie. Un représentant de la Navy américaine a déclaré que l'opération est comparable à essayer de repérer quelques personnes entre New York et la Californie.

Plusieurs experts ont rappelé qu'un ordinateur à bord de l'avion aurait dû être intentionnellement reprogrammé pour que l'avion puisse suivre le trajet décrit par les autorités malaisiennes, ce qui permet de croire à une intervention humaine.

«Si on veut que l'avion se rende à un point de cheminement qui n'est pas (...) en ligne droite jusqu'à Pékin, et si on veut commander l'ordinateur de bord et le pilote automatique, alors il faut vraiment savoir comment faire voler cet avion», a dit John Gadzinski, un pilote de Boeing 737.

Par ailleurs, les autorités chinoises ont indiqué que leur enquête démontre que les 154 passagers chinois à bord du vol manquant n'entretenaient pas de liens avec le terrorisme. Certaines rumeurs faisaient état d'une implication possible de séparatistes ouïghours provenant de la province du Xinjiang, dans l'ouest reculé de la Chine.

L'ambassadeur chinois en Malaisie, Huang Huikang, a déclaré qu'une vérification des antécédents des passagers chinois ne permet pas de croire qu'ils aient pu pirater ou commettre une attaque terroriste, selon l'agence Chine nouvelle.

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