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Vol MH370: neuf jours de recherche, 26 pays participent aux opérations

17/03/2014 08:30 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Quelque 26 pays, dont la France, participent désormais aux recherches, dans deux couloirs, au nord et au sud de l'Océan indien, du Boeing 777 de Malaysia Airlines, disparu il y a neuf jours, et dont aucune trace physique n'a été décelée.

Voici les principaux développements des neuf derniers jours:

-- SAMEDI 8 MARS --

La Malaysia Airlines annonce que le contrôle aérien a perdu le contact avec l'avion à 1H30 du matin (17H30 GMT vendredi), une heure après son décollage de l'aéroport international de Kuala Lumpur.

Le Vietnam affirme que l'avion s'est volatilisé dans son espace aérien et lance une opération de recherches.

Dans la soirée, Hanoi signale que ses avions ont repéré deux larges traînées de carburant non loin de l'endroit où l'avion a cessé de communiquer. Deux navires sont dépêchés sur place.

Les autorités malaisiennes révèlent que deux passagers à bord de l'avion ont embarqué avec des passeports européens volés en Thaïlande.

-- DIMANCHE 9 MARS --

La Malaisie affirme enquêter sur une piste terroriste, sans exclure les autres. Le FBI américain envoie des agents.

L'avion semble avoir fait demi-tour, ou effectué un virage vers l'ouest, sans raison apparente.

Un avion vietnamien repère de possibles débris de l'avion près de l'île de Tho Chu, dans un petit archipel au large des côtes sud-ouest du pays. Là encore, fausse piste.

-- LUNDI 10 MARS --

La Chine, inquiète pour ses 153 ressortissants se trouvant à bord de l'avion, demande à la Malaisie d'intensifier les recherches.

Les analyses d'une nappe de carburant détectée en mer près du point possible de disparition du Boeing, à mi-chemin entre les côtes malaisiennes et vietnamiennes, révèlent qu'il ne provenait pas de l'avion.

Les Etats-Unis envoient un second destroyer sur zone. Les experts de Boeing rejoignent les secours.

-- MARDI 11 MARS ---

La Chine annonce le redéploiement de dix satellites à haute résolution.

La zone de recherches comprend désormais une partie de la péninsule malaisienne, les eaux sur son littoral occidental, dans le détroit de Malacca.

-- MERCREDI 12 MARS --

La Malaisie annonce l'extension des recherches en mer Andaman, à des centaines de kilomètres à l'ouest de l'endroit où le contrôle aérien malaisien a perdu le contact radar avec l'avion.

La Chine annonce qu'un de ses satellites a détecté trois "larges objets flottants" en mer de Chine orientale. Nouvelle fausse piste.

-- VENDREDI 14 MARS --

La Maison Blanche cite "de nouvelles informations, pas nécessairement concluantes, mais nouvelles" qui orientent les recherches vers l'océan Indien.

Plusieurs médias américains affirment que le Boeing 777 a continué de transmettre un signal automatique pendant plusieurs heures après avoir disparu des radars, suggérant que l'avion a continué de voler.

-- SAMEDI 15 MARS --

Les communications ont été désactivées, son changement de trajectoire est l'oeuvre d'"une action délibérée" et l'appareil a continué de voler près de sept heures, annonce le Premier ministre malaisien Najib Razak.

-- DIMANCHE 16 MARS --

Les logements des deux pilotes sont perquisitionnées. Le simulateur de vol possédé à titre privé par le commandant de bord Zaharie Ahmad Shah est saisi et examiné.

L'Inde suspend ses recherches dans le golfe du Bengale, à la demande de la Malaisie, une annonce qui semble accréditer la thèse que les recherches vont surtout se concentrer sur le sud de l'océan Indien.

Quelque 26 pays participent désormais aux recherches. La France envoie trois enquêteurs spécialisés, du Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA).

-- LUNDI 17 MARS --

A Washington, le président de la commission de Sécurité Intérieure à la Chambre des représentants, Michael McCaul, estime que les informations des derniers jours "mènent au cockpit, avec le pilote et le copilote".

"Il s'est passé quelque chose avec le pilote", dit-il à la chaîne de TV Fox News, émettant l'hypothèse que l'avion ait été détourné et caché pour servir plus tard de "missile de croisière".

Les autorités malaisiennes affirment que les derniers mots reçus par la tour de contrôle "All right, good night" (Eh bien, bonne nuit)ont été prononcés par le copilote, dans le même intervalle où deux systèmes de communication essentiels de l'avion sont délibérément désactivés.

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