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Tunisie: 3 jihadistes présumés tués lors d'une opération de police

17/03/2014 05:55 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Les forces de sécurité tunisiennes ont mené lundi à l'aube une opération antiterroriste dans la région de Jendouba (nord-ouest), tuant trois jihadistes présumés, a annoncé le porte-parole du ministère de l'Intérieur.

La police a tué "trois terroristes dont un élément très dangereux", a précisé Mohamed Ali Aroui lors d'une conférence de presse.

Vers "03H00 locales (02H00 GMT), les unités des forces de sécurité ont encerclé la maison d'un +takfiri+ (extrémiste musulman, ndlr). Le groupe terroriste a jeté une grenade sur les agents (...) avant un échange de tirs entre les forces de sécurité et ces éléments appartenant à un mouvement interdit", a ajouté M. Aroui, en allusion aux jihadistes d'Ansar Asharia.

Deux policiers ont été blessés, a-t-il précisé.

Deux des hommes tués, Ragheb Hannachi et Rabii Saïdani, étaient Tunisiens. Le troisième était étranger, peut-être Algérien, selon le porte-parole, qui a affirmé qu'ils étaient impliqués dans la mort mi-février de quatre personnes, dont deux gendarmes, dans la région de Jendouba.

Six autres personnes, dont des femmes, ont été arrêtées pour leur soutien "logistique" à ce groupe, selon le porte-parole du ministère.

A Sidi Bouzid (centre), trois policiers ont été blessés lors d'un échange de tirs dans la nuit de dimanche à lundi avec des hommes armés, selon une source médicale.

Les forces de l'ordre s'étaient engagées dans une course-poursuite avec une voiture suspecte qui avait refusé de s'arrêter, selon un responsable de la sécurité.

La Tunisie a connu une multiplication des violences attribuées à la mouvance jihadiste depuis la révolution de janvier 2011, en particulier au groupe Ansar Asharia, soupçonné par les autorités d'avoir perpétré en 2013 les assassinats de deux opposants, qui avaient provoqué une profonde crise dans le pays.

Courant février, les autorités ont revendiqué des victoires contre cette mouvance, annonçant une série de morts et d'arrestations de "terroristes", dont des suspects des deux assassinats.

Une vingtaine de militaires, de gendarmes et de policiers ont été tués en 2013 dans des affrontements avec des groupes armés, mais aucune attaque n'a été revendiquée.

Le pays émerge tout juste de plusieurs mois de blocage, avec l'adoption fin janvier d'une nouvelle Constitution et la formation d'un gouvernement apolitique chargé de mener la Tunisie vers des élections générales.

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