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Malawi: deux morts dans une manifestation, dont un policier lynché

17/03/2014 06:25 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Les forces de l'ordre malawites ont annoncé lundi avoir ouvert le feu sur des militants de l'opposition, tuant une personne, après le lynchage d'un policier par ces manifestants, à l'issue d'un meeting de la présidente Joyce Banda dans le fief de son principal rival.

Après le lynchage à mort du policier, des hommes de son unité ont ouvert le feu "en situation d'autodéfense", a indiqué à l'AFP Rhoda Manjoli, porte-parole de la police. Un des manifestants de l'opposition a été touché par les tirs, et a succombé à ses blessures.

La porte-parole a ajouté que le policier a été déclaré mort à son arrivée à l'hôpital.

Ces violences ont eu lieu dimanche à Goliyati dans le district de Thyolo, près de Blantyre (sud), dans un fief de Peter Mutharika, le principal adversaire de Mme Banda à l'élection présidentielle du 20 mai.

"La situation s'est détériorée après la fin du meeting", et des partisans de M. Mutharika ont jeté des pierres sur les participants, a raconté le chargé de presse de la présidence, Steven Nhlane.

Joyce Banda a pu prononcer son discours, mais a dû quitter les lieux sous forte escorte, tandis que la police a procédé à des arrestations.

Wakuda Kamanga, un responsable du Parti du Peuple (PP), parti de la présidente, a précisé à l'AFP que deux de ses membres avaient été blessés par des pierres et "souffraient de profondes entailles au crâne", tandis que les occupants de plusieurs véhicules du parti et de l'administration ont été blessés quand leurs vitres ont été brisées.

Une voiture de la télévision d'Etat Malawi Broadcasting Corporation (MBC), a été "très endommagée" et "deux journalistes ont été blessés aux yeux", selon la MBC.

Peter Mutharika, frère de l'ancien président Bingu wa Mutharika, auquel Mme Banda a succédé à sa mort en avril 2012, est le principal adversaire de la présidente aux élections du 20 mai.

La présidence a accusé le camp Mutharika et ses leaders d'incitation à la violence, dénonçant un comportement "primitif".

Joyce Banda doit se défendre après le plus grand scandale de détournement d'argent public dans l'histoire du Malawi, qui a éclaboussé en octobre certains de ses ministres, débarqués depuis, et des hauts fonctionnaires.

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