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Le dialogue avec le Vatican est en phase de reprise (représentant Al-Azhar)

17/03/2014 02:20 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Le dialogue entre le Vatican et la plus haute autorité de l'islam sunnite est en phase de reprise, a indiqué un représentant de la mosquée Al-Azhar, Mahmoud Azab, venu au Vatican pour participer à une initiative interconfessionnelle.

M. Azab, qui s'exprimait en français, s'est dit "ravi de se retrouver au Vatican" pour participer au lancement d'un réseau international de lutte contre toutes les formes d'esclavage moderne et de traite des personnes.

"On est là, nous sommes très contents. De toute façon le dialogue n'a jamais été coupé, il était juste suspendu", a expliqué le conseiller, en rappelant que le monde musulman avait envoyé un message de félicitations "dès la nomination du pape actuel (le 13 mars 2013, ndlr) avec l'espoir de retrouver des terrains fertiles de coopération".

"Dès qu'on a vu que c'était le moment convenable et qu'il était possible de se rencontrer pour examiner des problèmes concrets, nous sommes venus", a ajouté M. Azab, conseiller du grand imam d'Al-Azhar, Ahmed el-Tayeb, pour le dialogue.

Un réchauffement des relations entre le Vatican et le monde musulman est perceptible depuis l'élection du pape François. Début 2011, l'université avait rompu toute relation en réaction à des propos de Benoît XVI qui exprimait sa solidarité aux victimes chrétiennes d'un attentat à Alexandrie.

L'idée n'est "pas de dialoguer avec le Vatican seulement pour parler. Il faut un agenda précis", a ajouté le dignitaire, interrogé ensuite par plusieurs journalistes français.

Selon lui, le Vatican et Al-Azhar doivent par exemple "définir ensemble ce qu'est l'extrémisme pour lutter contre lui".

Il a souligné que la région du Moyen Orient traversait "une phase très délicate". "L'Europe accepte que des groupes violents nous gouvernent au nom de la démocratie", a-t-il déploré.

"La démocratie en Irak, est-ce la démocratie alors qu'il n'y a plus que misère et violence dans ce pays ? En Syrie, les grandes puissances occidentales n'ont pas non plus un rôle innocent", a-t-il souligné, en appelant l'Occident à "faire beaucoup plus pour stopper le commerce des armes".

M. Azab a souligné que la mosquée d'Al-Azhar préparait "un rapport détaillé" sur ces questions et pour se prononcer "contre toute forme d'esclavage et toute entrave à la liberté et à la dignité humaine".

fka/mle/ai

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