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La Russie reconnaît la souveraineté de la Crimée

17/03/2014 06:40 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Le président de la Russie Vladimir Poutine a officiellement reconnu la Crimée comme un État indépendant en signant un décret à cet effet lundi, selon les agences de presse russes.

Au lendemain d'un référendum, au cours duquel plus de 96 % des Criméens ont accepté que leur territoire soit annexé à la Russie, le président russe a reconnu la Crimée « comme un État souverain et indépendant où la ville de Sébastopol a un statut spécial ».

Le décret, qui a été publié sur le site Internet du gouvernement russe, est entré en vigueur sur-le-champ. 

Le Conseil suprême de Crimée a d'ailleurs déposé lundi matin une proposition pour que « la République de Crimée [devienne] un nouveau sujet [de la Russie] avec le statut d'une république ».

Pour sa part, la Douma, chambre basse du Parlement russe, adoptera dans un « très proche avenir » une loi autorisant la région à rejoindre la Russie, a déclaré lundi son vice-président Sergueï Neverov, cité par l'agence Interfax. « Les résultats du référendum en Crimée montrent clairement que les habitants de Crimée voient leur avenir seulement au sein de la Russie », a déclaré Sergueï Neverov.

La Douma, a-t-il dit, prendra les décisions législatives nécessaires quant aux résultats de ce référendum dans « le plus proche avenir ».

Dans un premier temps, la Crimée a adressé officiellement une demande de rattachement à la Russie au président Vladimir Poutine. Le président Poutine devra la transmettre aux deux chambres du Parlement, soit la Douma et le Conseil de la Fédération, qui élaborera un traité que signeront la Russie et la nouvelle entité. Le traité devra être ensuite adopté par les deux chambres du Parlement.

Les puissances occidentales ripostent 

Le nouveau gouvernement ukrainien et plusieurs autres pays rejettent la validité du référendum en Crimée. Ils se sont empressés d'annoncer des sanctions contre les gouvernements russe et criméen. L'Ukraine a par ailleurs mobilisé 40 000 soldats.

Le président américain Barack Obama a averti son homologue russe qu'il n'hésiterait pas à adopter d'autres sanctions contre Moscou, s'il continuait son intervention en Ukraine.

Pour sa part, le premier ministre canadien  a affirmé que le résultat du référendum est illégitime et que l'exercice a été mené pendant une occupation militaire illégale de la Russie. Ottawa annoncera de nouvelles sanctions économiques et des interdictions de voyage contre des hauts responsables en Russie et en Ukraine, et « particulièrement en Crimée ». 

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