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La circulation alternée, une mesure souvent utilisée en Italie

17/03/2014 05:49 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

La circulation alternée est une mesure administrative, régulièrement utilisée en Italie dans les grandes villes comme Rome, Milan ou Naples, en présence de pics de pollution.

Lorsqu'un certain seuil d'émissions polluantes est atteint, toute mairie a le pouvoir de décréter cette mesure qui autorise les voitures à l'immatriculation se terminant par un chiffre pair de circuler pendant une journée, tandis que celles dont la plaque se termine par un chiffre impair circulent le lendemain. La mesure est censée réduire de moitié la quantité de véhicules en circulation.

Ce système est né au départ, non pas à cause de la pollution, mais dans les années 70 après la crise pétrolière pour économiser l'énergie et réduire les importations d'hydrocarbures dont l'Italie est très dépendante. La mesure s'appliquait le dimanche avec inversion des plaques autorisées le dimanche suivant.

La "circulation alternée" est réapparue dans les années 90 et a été appliquée soit le dimanche soit les jours de semaine pour lutter contre la pollution: les gaz polluants d'abord et depuis plus récemment contre les particules en suspension type PM10.

D'aucuns affirment qu'à Rome notamment, les familles qui possèdent deux voitures sont avantagées car souvent elles ont la chance que les plaques soient l'une paire et l'autre impaire, ce qui leur permet de circuler.

Les mairies ont aussi la faculté d'instaurer un "arrêt total de la circulation" pour les catégories de véhicules les plus polluantes comme cela a été le cas samedi à Rome entre 6H30 GMT et 19H30 GMT dans une zone bien délimitée du centre ville.

Autres mesures en vigueur aussi dans la plupart des grandes villes italiennes: la "journée sans voiture" (souvent le dimanche) avec interdiction totale de circuler pendant certaines tranches horaires dans une zone "verte" très étendue. Des dérogations sont toutefois prévues pour les véhicules électriques et hybrides en particulier.

Dans une quarantaine de centres historiques (surtout au nord et au centre), existent aussi des "zones à trafic limité", où les particuliers peuvent entrer uniquement s'ils sont munis d'un permis spécial (souvent annuel et coûteux, vendu dans certaines villes sous forme de ticket à la journée) et si leurs véhicules répondent à des normes antipollution précises. Ces zones qui contribuent à préserver l'environnement mais sont surtout destinées à désengorger le trafic, peuvent être libres d'accès à certaines heures, généralement la nuit, et parfois le dimanche.

mle-fka/abk

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