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Egypte: 1 an de prison pour avoir manifesté contre le référendum constitutionnel

17/03/2014 08:22 EDT | Actualisé 17/05/2014 05:12 EDT

Dix personnes, dont une journaliste du quotidien des Frères musulmans, ont été condamnés lundi à un an de prison pour des manifestations contre le référendum constitutionnel de janvier en Egypte, a-t-on appris de sources judiciaires.

Les dix prévenus ont été déclarés coupables de "tentative d'entrave à la tenue du référendum" organisé les 14 et 15 janvier et de "troubles à l'ordre public", ont expliqué ces sources.

Parmi eux, la journaliste Samah Ibrahim avait été arrêtée au Caire alors qu'elle couvrait une manifestation des partisans du président islamiste Mohamed Morsi, destitué par l'armée il y a huit mois.

Cette manifestation dans le quartier populaire de Choubra appelait à boycotter le scrutin, les pro-Morsi ne reconnaissant pas les nouvelles autorités installées par les militaires.

La Constitution --une version remaniée à la marge de la Constitution adoptée fin 2012 sous la présidence Morsi-- a été adoptée à l'issue de ce scrutin en forme de plébiscite autour de la personne du chef de l'armée, le maréchal Abdel Fattah al-Sissi, nouvel homme fort du pays et favori de la présidentielle prévue au printemps.

Depuis la destitution et l'arrestation de M. Morsi, le pouvoir intérimaire mène une implacable répression de ses partisans qui a fait, selon Amnesty International, au moins 1.400 morts et des milliers d'arrestations.

Dans la foulée, la confrérie des Frères musulmans a été déclarée "terroriste". Participer à des manifestations à l'appel du mouvement islamiste vieux de 85 ans est désormais passible de cinq ans de prison.

Plusieurs télévisions proches des Frères musulmans ont été fermées, tandis que le journal de la confrérie, Al-Horreya wal Adala, pour lequel travaillait Mme Ibrahim, a été interdit.

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