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Quatre morts dans un attentat au Liban, près de la frontière syrienne (sécurité)

16/03/2014 05:43 EDT | Actualisé 16/05/2014 05:12 EDT

Un attentat à la voiture piégée a fait quatre morts dimanche soir dans un fief du Hezbollah chiite dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, a indiqué une source au sein des services de sécurité libanais.

L'attaque menée dans la plaine de la Békaa a été revendiquée par les jihadistes du Front al-Nosra au Liban, et par un groupe armé sunnite peu connu, Liwa Ahrar al-Sunna, disant réagir à la conquête d'une ville syrienne rebelle dimanche par l'armée syrienne aidée du puissant mouvement armé libanais.

L'attentat a tué deux membres du Hezbollah, dont un dirigeant local, Abdel Rahman al-Qadi, et un couple décédé de ses blessures peu après l'explosion, selon la source au sein des services de sécurité.

"Une voiture piégée a touché le village d'Al-Nabi Othman", a indiqué cette source à l'AFP. "L'attaque a été menée par un kamikaze. Des membres du Hezbollah ont vu qu'il était sur le point de commettre un attentat et ils ont tenté d'arrêter le véhicule. C'est alors que l'assaillant a déclenché sa charge".

Les bastions du Hezbollah dans l'Est du Liban et la banlieue sud de Beyrouth ont été la cible d'une série d'attaques meurtrières, dont de nombreux attentats suicides à la voiture piégée, depuis que le puissant mouvement chiite a reconnu envoyer des combattant pour soutenir en Syrie les troupes du régime de Bachar Al-Assad contre les rebelles.

Cet attentat intervient quelques heures après la prise, par l'armée gouvernementale syrienne et le Hezbollah libanais, de la ville syrienne de Yabroud, ancien bastion rebelle proche de la frontière.

Le Hezbollah et les services de sécurité libanais estiment que nombre de voitures piégées, utilisées lors de précédents attentats suicides au Liban, ont été piégées à Yabroud.

Le Front al-Nosra au Liban, qui aurait des liens avec al-Nosra en Syrie, émanation officielle d'Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque via twitter, la décrivant comme "une réaction rapide à la provocation du parti de l'Iran (le Hezbollah, NDLR) qui a violé Yabroud".

Liwa Ahrar al-Sunna avait déjà revendiqué l'attentat, le décrivant, également sur twitter, comme une "revanche pour Yabroud".

Le Liban est très profondément divisé au sujet du conflit en Syrie, entre le Hezbollah chiite et ses alliés d'un côté, qui soutiennent le régime Assad, et de l'autre la majorité des sunnites qui soutiennent la rébellion.

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