«Tout le monde en parle» : Mariloup Wolfe explique sa poursuite contre Gab Roy (TWITTER)

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MARILOUP WOLFE
Radio-Canada

La poursuite de 300 000$ intentée par Mariloup Wolfe contre Gab Roy a alimenté les discussions et fait couler de l’encre toute la semaine. La comédienne et réalisatrice était de passage à Tout le monde en parle, dimanche, pour faire le point sur les événements et exprimer son point de vue.

D’entrée de jeu, Guy A.Lepage a demandé à Mariloup Wolfe pourquoi elle a attendu six mois avant de décider de poursuivre Gab Roy, le texte offensant à son égard ayant été mis en ligne en octobre dernier.

«Ce n’est pas simple comme décision, décider de poursuivre quelqu’un, a-t-elle répondu. Je ne pensais jamais poursuivre quelqu’un, dans ma vie. Ça prend du temps comprendre les effets néfastes que ça peut avoir sur notre personne. Mais, à un moment donné, je me suis demandé quels étaient mes droits à moi, et la décision de poursuivre s’est imposée.»

Mariloup a souligné que c’était la première fois qu’elle s’exprimait publiquement à ce sujet. De fait, lorsque le controversé billet s’est mis à circuler sur la toile, elle n’avait fait aucun commentaire, ne s’était prononcée nulle part. Or, lorsque Gab Roy a été reçu à Tout le monde en parle, au début décembre, elle a téléphoné à Guy A.Lepage, fâchée qu’on donne de la visibilité à celui qui, dans ses écrits, s’imaginait lui imposer des sévices sexuels dégradants.

«J’aurais voulu qu’on arrête d’en parler», a-t-elle expliqué.

«Mariage forcé»

Lorsqu’on lui fait remarquer que Gab Roy s’est excusé, Mariloup Wolfe avance que sa décision de poursuivre peut rejaillir sur toute la société et provoquer un débat collectif.

«Internet a pris beaucoup de place dans notre société. Le débat va au-delà de Gab Roy et jusqu’où on peut aller en humour. Moi, il m’a attaquée personnellement, et il a attaqué les gens qui m’entourent aussi», a-t-elle justifié, mentionnant au passage qu’elle ne cherchait pas à légiférer l’humour et que ce n’est pas son rôle, de toute façon.

«Moi, je suis en mariage forcé avec Gab Roy pour le reste de ma vie, a-t-elle poursuivi, en faisant référence au texte qui a été recopié à maintes reprises, qui continue de se promener sur le web et qu’il semble impossible de faire disparaitre à tout jamais. Je pense que ce gars-là se réjouit des polémiques qu’il crée. Je n’aimerais pas être dans sa peau, présentement. »

La jeune femme a spécifié ne pas se sentir concernée par le fait que Gab Roy a perdu son emploi et tous ses commanditaires dans les derniers mois. «Tout ça est arrivé avant que moi, je le poursuive, a-t-elle précisé. Il est responsable de ses actes, de jusqu’où il est allé dans son humour. Les gens mélangent les dossiers.» Elle a aussi déploré le lynchage public dont Gab Roy fait présentement les frais, puisque cet acharnement fait de lui, en quelque sorte, une victime.

Un combat personnel

Le montant d’argent éventuellement obtenu de la poursuite sera versé à des groupes œuvrant contre la violence faite aux femmes.

«Le montant n’est pas vraiment important, a noté Mariloup. C’est vraiment un combat plus large que ça. Évidemment, c’est pour récupérer ma dignité, mais c’est au-delà de ça aussi. C’est pour toutes les femmes, et tous les textes hargneux comme ça, qui manquent de respect aux femmes. On parle partout d’intimidation. Nous, on a un texte qui est publié par un adulte, et il faudrait laisser passer ça parce qu’il a perdu sa job, parce qu’il s’est excusé, parce qu’il a eu une mauvaise entrevue avec X ou X personne, et ça l’a rabaissé, et il fait donc pitié? Attaquer les gens directement, c’est une limite à ne pas franchir.»

Mariloup Wolfe a raconté que son conjoint, Guillaume Lemay-Thivierge, avait été «étonné, scandalisé» de la «fiction» inventée par Gab Roy.

«J’en fais un combat personnel, au nom des femmes, de l’intimidation, de la dignité humaine», a lancé Mariloup Wolfe vers la fin de l’entretien, s’attirant ainsi les applaudissements nourris de la foule.

L’article de Gab Roy ayant été publié dans la foulée des rumeurs de séparation entre Mariloup et Guillaume, qui ont enflammé les réseaux sociaux à la fin octobre, la blonde artiste a décoché une flèche au Journal de Montréal, qui a annoncé la rupture du couple sans confirmation officielle. Selon elle, c’est de là que les événements se sont enchainés. Elle a remis en doute la «source sûre» du journaliste qui a écrit l’article.

Avant de quitter la table, Mariloup Wolfe a reçu une carte de Dany Turcotte. «Dans mon cœur, c’est toi la reine, et tu es en train de mettre le roi échec et mat», pouvait-on y lire.

Les autres invités de Tout le monde en parle, dimanche, étaient le chef de la Coalition Avenir Québec, François Legault, l’humoriste Franck Dubosc, l’acteur et réalisateur Guillaume Gallienne, Steven Guilbeault, François Tanguay, Alain Saulnier et Gérald Larose.

Gab Roy craint pour sa sécurité

Gab Roy, de son côté, a tenté tant bien que mal de se défendre sur plusieurs tribunes au cours des derniers jours (il a notamment accordé des entrevues à Benoît Dutrizac, au 98,5, à Denis Lévesque, à LCN et TVA, et au Journal de Montréal, en plus de répondre à certaines personnes sur Twitter), mais c’est sur sa page Facebook qu’il demeure le plus volubile, là où plusieurs de ses admirateurs lui prodiguent des mots d’encouragements.

Samedi, le garçon a avoué craindre pour sa sécurité depuis que la nouvelle de la poursuite contre lui a été rendue publique.

«Ce moment awkward où tu songes à t’acheter un spray de poivre de cayenne pour ton auto-défense. D’ailleurs, c’est-tu légal au Québec?

P.S. : Je sais que je suis 260 lbs d’homme mais je ne crois pas que me défendre avec mes poings en cas d’attaque aiderait ma cause.

P.P.S. Non, je ne suis pas parano», a-t-il écrit en début de nuit, récoltant ainsi 526 mentions «J’aime» et 195 commentaires de la part de ses contacts.

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Mariloup Wolfe donne sa version à «Tout le monde en parle»
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