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Le médiateur international Lakhdar Brahimi en Iran pour discuter de la Syrie

16/03/2014 11:37 EDT | Actualisé 16/05/2014 05:12 EDT

Le médiateur de l'ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi est arrivé dimanche à Téhéran pour discuter avec les responsables iraniens du conflit en Syrie, entré dans sa quatrième année, ont annoncé les médias.

Cette visite intervient alors que l'armée syrienne, appuyée par le Hezbollah libanais, a pris le contrôle de la ville stratégique de Yabroud tenue jusque là par les rebelles.

L'Iran est le principal allié régional du régime de Bachar al-Assad dans ce conflit, né d'une contestation populaire pacifique lancée le 15 mars 2011, qui s'est militarisée face à la répression, jusqu'à devenir une guerre totale qui a fait 146.000 morts selon les ONG.

L'Iran est notamment accusé par les pays soutenant la rébellion de jouer un rôle actif dans le conflit, ce que Téhéran récuse, admettant simplement avoir envoyé des "conseillers" pour épauler l'armée syrienne.

A son arrivée, M. Brahimi s'est entretenu avec le secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, Ali Chamkhani. Lors de sa visite de trois jours, il doit notamment rencontrer le président Hassan Rohani et le chef de la diplomatie, Mohammad Javad Zarif, selon l'agence Fars.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a souhaité vendredi que Moscou et Téhéran, alliés du régime syrien, fassent pression sur Damas pour une reprise des pourparlers de paix.

Une deuxième session de négociations à Genève entre opposition et gouvernement syrien pour trouver une issue politique au conflit s'est terminée le 15 février sur un constat d'échec, en raison d'un désaccord entre le gouvernement et l'opposition sur l'ordre du jour des travaux. Aucune date n'a encore été fixée pour leur reprise.

L'Iran n'avait pas participé à la conférence après que M. Ban a annulé son invitation en raison de la menace de boycott de l'opposition syrienne.

Les pays occidentaux réclament de l'Iran qu'il accepte le texte de la première conférence de Genève, qui appelait en juin 2012 à la formation d'un gouvernement de transition.

Téhéran affirme que le conflit, et la question du départ d'Assad, ne peut être résolu qu'à travers les élections présidentielles qui doivent se tenir ces prochains mois.

Jeudi, le Parlement syrien a voté une loi qui exclut de facto une participation de l'opposition en exil au scrutin et ouvre la voie à une réélection de Bachar al-Assad.

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