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Egypte: les autorités promettent d'agir contre les responsables des violences

16/03/2014 03:51 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

Les autorités intérimaires égyptiennes ont promis dimanche d'agir de manière "décisive" contre les responsables des violences et ont renforcé la sécurité au lendemain de la mort de six soldats au Caire dans une attaque attribuée à des islamistes.

Lors d'une réunion d'urgence convoquée dans la nuit, le gouvernement a promis "d'agir contre quiconque attaquerait des civils ou des installations gouvernementales", selon un communiqué.

Les responsables des attaques contre l'armée seront poursuivis devant les tribunaux militaires, conformément à la nouvelle Constitution approuvée par référendum en janvier, a ajouté le texte.

Le gouvernement a également ordonné un renforcement des mesures de sécurité pour faire face à la multiplication des attaques qui ont coûté la vie à plus de 200 soldats et policiers depuis que l'armée a destitué et arrêté le président islamiste Mohamed Morsi en juillet 2013.

La plupart des attaques ont eu lieu dans la péninsule du Sinaï mais ces derniers mois, les activistes ont élargi leur champ d'action au Delta du Nil et au Caire.

Samedi, six soldats ont été tués dans la banlieue nord du Caire par des assaillants armés alors qu'ils "priaient" à un check-point, selon l'armée.

Cette attaque, qui intervient au surlendemain d'une autre ayant coûté la vie à un soldat dans la capitale, a été attribuée par l'armée aux Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi déclarée organisation "terroriste" par les nouvelles autorités.

Le Conseil de Défense nationale, dirigé par le président par intérim Adly Mansour, a promis de "venger le précieux sang" des soldats.

Les principaux attentats ont été revendiqués par le groupe jihadiste Ansar Beit al-Maqdess, un mouvement basé dans le Sinaï qui dit s'inspirer d'Al-Qaïda. Mais le nouveau pouvoir dirigé de facto par l'armée accusent les Frères musulmans, qui démentent, de ces violences.

Depuis la destitution de M. Morsi, premier président élu démocratiquement en Egypte, les autorités ont lancé une féroce campagne de répression, tuant près de 1.400 manifestants pro-Morsi selon Amnesty International, et emprisonnant des milliers d'islamistes, des Frères musulmans pour l'immense majorité.

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