POLITIQUE

Circoncision: Marois ne condamne pas Louise Mailloux

15/03/2014 03:05 EDT | Actualisé 15/03/2014 03:06 EDT
Radio-Canada

La chef du Parti québécois, Pauline Marois, ne veut pas commenter ni condamner les positions controversées de sa candidate dans Gouin. Louise Mailloux, professeure de philosophie au Cégep du Vieux-Montréal et auteure d'ouvrages sur la laïcité, a déjà affirmé que la circoncision et le baptême étaient des viols.

Par le passé, Mme Mailloux a aussi affirmé que la nourriture cachère permet aux rabbins de s'enrichir et qu'elle finance les groupes intégristes. Des déclarations qu'elle dit toujours assumer, sans vouloir y revenir, dans une entrevue à La Presse jeudi.

« Mme Mailloux a pris depuis longtemps position sur ces questions. Elle a des écrits très éloquents. Ce sont ses propos. Je respecte qu'elle ait ce point de vue », a réagi Mme Marois vendredi, en campagne à Montréal. Selon la chef péquiste, sa candidate défend maintenant la charte des valeurs et le programme du PQ « qui sont très respectueux des personnes qui ont des convictions différentes les unes des autres ».

Louise Mailloux fait face à la députée sortante de Québec solidaire Françoise David.

Le chef de la Coalition avenir Québec, François Legault, croit que Pauline Marois devrait « rappeler Mme Mailloux à l'ordre et lui demander de s'excuser ». Il ne croit pas, cependant, que la candidate péquiste doive se retirer.

Le Centre consultatif des relations juives et israéliennes-Québec (CIJA-Québec) a également réagi pour interpeller le PQ sur les propos de Louise Mailloux.

D'après cet organisme, la candidate péquiste à Gouin « fait ainsi écho à une théorie du complot concoctée et mise en circulation par le Ku Klux Klan et diffusée par plusieurs autres groupes racistes et néonazis ».

« Les propos saugrenus et profondément diffamatoires à l'endroit des Juifs québécois de Mme Mailloux n'ont pas leur place dans une grande formation politique telle que le Parti québécois. La candidature de Mme Mailloux est un mauvais précédent qui risque d'éroder gravement le civisme dans la vie politique québécoise », a déclaré Luciano G. Del Negro, vice-président de CIJA-Québec.

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