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Le G7, sans la Russie, pourrait se réunir à Londres (presse)

15/03/2014 01:37 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

Le gouvernement britannique a proposé Londres comme lieu de réunion alternatif pour le G7 si la Russie devait être expulsée du G8 en raison de sa politique à l'égard de l'Ukraine, écrit l'hebdomadaire allemand Der Spiegel samedi.

Selon le magazine allemand, qui cite une source proche du gouvernement allemand, la proposition du gouvernement britannique a été bien accueillie par les six autres membres : Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Canada et Italie.

Initialement, la Russie devait être le pays hôte du G8 à Sotchi, où viennent de se dérouler les Jeux olympiques.

Mais son expulsion de ce groupe des nations les plus industrialisées est l'une des sanctions internationales envisagées si elle persiste dans sa volonté d'encourager des régions de l'Ukraine à faire sécession, comme la Crimée, qui organise un référendum dimanche sur un éventuel rattachement à la Russie.

Le gouvernement allemand a réagi à ces information en soulignant dans un communiqué que, pour le moment, la seule décision arrêtée était de suspendre les réunions de préparation du G8.

"Au-delà de ceci, aucune autre décision n'a été prise", écrit le service de communication de la chancellerie dans un communiqué.

Toujours selon Der Spiegel, Berlin étudie plusieurs scénarios concernant les consultations gouvernementales entre les deux pays qui doivent avoir lieu en avril à Leipzig (est), poursuit Der Spiegel.

Une annulation pure et simple ou en tout cas une version "réduite" sont les deux scénarios privilégiés, a indiqué une source gouvernementale.

"Dans la situation actuelle, toute autre attitude n'aurait pas de sens", a-t-on ajouté de même source.

Là encore, sans démentir formellement, le gouvernement allemand s'est contenté d'indiquer qu'il "communiquera (sur le sujet) en temps voulu".

Samedi, Moscou a mis son veto à une résolution occidentale dénonçant le référendum de dimanche en Crimée tandis que la Chine s'est abstenue, isolant encore un peu plus la Russie dans ce dossier au cours d'un vote au Conseil de sécurité de l'ONU.

La consultation est jugée illégale par les pays occidentaux, qui ont annoncé qu'ils ne reconnaîtraient pas son résultat.

hap/jeb

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