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Egypte: un groupe jihadiste annonce la mort d'un de ses fondateurs

15/03/2014 02:23 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

Le plus actif des groupes armés jihadistes en Egypte, Ansar Beit al-Maqdess, a annoncé que l'un de ses fondateurs, responsable d'une attaque meurtrière contre Israël en 2011, avait été accidentellement tué par une bombe.

Ce groupe, fer de lance des attaques qui se sont multipliées contre les forces de sécurité égyptiennes ces derniers mois, a précisé que Tawfiq Mohamed Fareej avait été tué la semaine passée lorsque la charge explosive qu'il transportait a été déclenchée lors d'un accident de la route.

Ansar Beit al-Maqdess (Les Partisans de Jérusalem, en arabe) a revendiqué les principaux attentats menés contre l'armée et la police depuis que le président islamiste Mohamed Morsi a été destitué et arrêté par l'armée en juillet. Il affirme agir en représailles à la destitution de M. Morsi et à la répression de ses partisans.

Fareej était l'un des fondateurs du groupe et avait dirigé les opérations lors d'un raid transfrontalier mené le 18 août 2011 en Israël, qui avait coûté la vie à huit Israéliens, écrit le groupe dans un communiqué publié vendredi.

Il avait aussi coordonné des attaques contre le gazoduc reliant l'Egypte à Israël, selon ce communiqué mis en ligne sur des forums islamistes, et il était impliqué dans un attentat contre le ministre égyptien de l'Intérieur qui en a réchappé en septembre.

Le ministre Mohamed Ibrahim, confirmant que Fareej était impliqué dans la tentative d'assassinat qui l'avait visé ainsi que dans un attentat meurtrier contre un siège de la police en décembre, a présenté le défunt comme le "chef" d'Ansar Beit Al-Maqdess, sans confirmer ni infirmer sa mort.

Le groupe jihadiste basé dans le Sinaï --qui a revendiqué les attaques les plus spectaculaires, dont la chute d'un hélicoptère militaire touché par un de ses missiles-- a indiqué que Fareej "dirigeait la branche du groupe ayant mené de nombreuses opérations contre le régime des traîtres et des collaborateurs".

Dans un autre communiqué publié samedi, Ansar Beit Al-Maqdess a annoncé qu'un autre de ses membres avait été tué par des tirs de la police la semaine dernière au Caire.

Mohamed al-Sayid al-Toukhi --qui avait passé trois ans et demi en prison-- est mort, selon le texte, lors d'échanges de tirs avec des policiers qui tentaient de l'arrêter, le soupçonnant d'être impliqué dans un attentat contre un siège de la police dans la capitale en janvier.

Le pouvoir militaire qui avait assuré l'intérim après la chute de Hosni Moubarak, renversé par une révolte populaire en février 2011, avait libéré des dizaines d'islamistes toujours en prison alors qu'ils avaient effectué l'intégralité de leur peine.

En outre, d'autres, comme Mohamed Al-Zawahiri, le frère du numéro 1 d'Al-Qaïda l'Egyptien Ayman Al-Zawahiri, avaient été rejugés puis libérés par la junte militaire.

Durant son année de présidence de juin 2012 à juillet 2013, M. Morsi avait également libéré des détenus islamistes.

La date de la libération de Toukhi, en revanche, n'était pas connue dans l'immédiat.

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