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Coupe du monde - Hirscher, le petit bolide aux nerfs d'acier

15/03/2014 01:55 EDT | Actualisé 15/05/2014 05:12 EDT

Si tout jeune Marcel Hirscher passait déjà pour le nouveau Hermann Maier, l'Autrichien, à 25 ans, est bien sur les traces de son illustre aîné avec un troisième grand globe de la Coupe du monde à mettre sur sa cheminée.

Après la retraite d'"Herminator", l'Autriche était ravie de voir éclore le petit bolide aux pieds d'or capable d'effacer les piquets à la vitesse de l'éclair.

Marcel Hirscher avait pour idole de jeunesse plutôt Benjamin Raich, le vainqueur de la Coupe du monde 2006. Quand l'étoile montante de la Wunderteam signa en décembre 2009 sa toute première victoire en Coupe du monde, dans le géant de Val d'Isère, il était tout ému et impressionné d'avoir son héros sur le podium à ses côtés.

Le petit génie, dont les deux parents enseignent le ski dans la région de Salzbourg, n'a pas mis longtemps à se faire repérer. Petit, il brillait déjà par son talent tout comme Anna Fenninger, qu'il croisait aussi bien dans les courses de ski que sur les bancs d'école.

"Anna et moi nous connaissons depuis tout-petits, et on a eu les mêmes problèmes. Alors que nous étions tout jeunes, les spécialistes du ski alpin nous voyaient gagner comme nous le faisons aujourd'hui", raconte Marcel Hirscher.

"Dans les journaux locaux, il n'y avait que deux noms qui ressortaient de cette génération: c'étaient toujours Hirscher et Fenninger. On nous présentait à l'école comme les deux grands talents: +ils deviendront célèbres, vous verrez+. Tout le monde attendait tellement de nous", se souvient-il.

Il impressionne d'autant plus que la pression semble glisser sur lui aussi facilement que ses skis sur la neige.

La relation qu'il a tissée avec son père Ferdinand, plus qu'un papa, un conseiller, est un autre des éléments-clefs de sa réussite. Repérable à sa moustache sévère, presque gauloise, qui se transforme en glace au gré des intempéries, Ferdinand ne manque aucune course de son champion de fils.

- Maudit aux JO -

Mais si en Coupe du monde, il enchaîne très vite les podiums (57 à ce jour dont 22 victoires), Marcel Hirscher joue de malchance lors des grands rendez-vous. Lors de ses premiers Mondiaux en 2009 et ses premiers jeux Olympiques de Vancouver, il passe à quelques centièmes d'une médaille, puis rate les Championnats du monde de 2011 à cause d'une blessure à un pied.

Hirscher se rattrape avec la saison 2012 qu'il clôturera en beauté: à Schladming, il parvient à décrocher ses deux premiers trophées, le grand globe du général et le petit globe du géant, au plus grand bonheur des milliers de supporteurs autrichiens.

Un an plus tard, dans la même station autrichienne, le jeune homme vient sauver l'honneur de la patrie, alors que l'Autriche est en manque d'or pour ses Mondiaux à domicile. Imperméable à l'enjeu, il fond sur l'or du slalom et l'argent du géant.

Et si aux jeux Olympiques de Sotchi, il semble maudit avec une nouvelle médaille en chocolat en géant, il sort une manche d'enfer pour repartir avec de l'argent autour du cou.

"J'ai appris beaucoup cette saison, surtout aux jeux Olympiques. C'est tellement différent des courses en Coupe du monde", souligne Marcel Hirscher. "Pour les prochains, je m'arrangerai pour aller skier sur la piste quelques jours car cela a beaucoup contribué au succès de Ted Ligety", son rival américain qui a conquis l'or du géant.

stp/mhc

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