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OGM: les contaminations accidentelles perturbent le commerce international (FAO)

14/03/2014 08:59 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

Les contaminations accidentelles par les OGM de chargements alimentaires, même minimes, ont "bondi" en 10 ans et perturbent le commerce international, constate la FAO qui a conduit une première enquête sur le sujet à la demande des Etats membres.

Entre 2009 et 2012, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation a enregistré un "bond du nombre de cas avec le signalement de 138" cas sur 198 dénombrés au total entre 2002 et 2012.

Résultat, "26 pays ont bloqué des importations" de produits destinés à l'alimentation animale ou humaine, dans lesquels ont été décelées des traces d'organismes génétiquement modifiés, "la majorité des incidents concernaient les graines de lin, le riz, le maïs et la papaye", précise la FAO.

Dans ce cas, la cargaison est retournée à l'envoyeur mais les contrats ont pu être annulés et la suite des échanges suspendue, prévient-elle.

Selon la FAO, les traces de cultures génétiquement modifiées se mélangent accidentellement avec des cultures alimentaires ou fourragères non OGM durant les phases de production, mais aussi lors de la transformation, du conditionnement, du stockage ou du transport même si théoriquement, les produits OGM, notamment les grains, ont des conteneurs et des cuves distincts.

Le plus souvent, il s'agissait de "faible quantité" d'OGM décelée mais cette notion "n'est ni définie ni quantifiée par aucune réglementation internationale" rappelle la FAO. Il revient donc à chaque pays d'accepter ou non ces quantités dès lors qu'elles sont décelables.

Dans certains cas, si "le pays d'importation détecte la plante non autorisée, il est juridiquement contraint de refuser la cargaison" - 55 pays ont une politique de tolérance zéro pour les OGM sur leur territoire.

Par ailleurs, sur les 75 pays qui ont coopéré à l'enquête de la FAO, "37 ont répondu qu'ils avaient une capacité médiocre voire nulle de détection des OGM", faute de laboratoires et de techniciens adaptés.

Les cargaisons contaminées provenaient le plus souvent des Etats-Unis, du Canada et de Chine, même si celle-ci a refusé à plusieurs reprises récemment des cargaisons de maïs américain contaminées.

De même en mai 2013, le Japon avait refusé de prendre livraison d'un blé américain contaminé et annulé plusieurs contrats, suivi alors par la Corée du Sud.

La FAO indique que "plusieurs pays" lui ayant demandé de faciliter le dialogue international sur la question, elle organisera une réunion d'information la semaine prochaine (20 et 21 mars) à son siège à Rome.

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