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Nord du Mali: un chef jihadiste malien tué lors de frappes françaises

14/03/2014 07:25 EDT | Actualisé 14/05/2014 05:12 EDT

Un chef jihadiste malien, Omar Ould Hamaha, recherché notamment par le Mali et les Etats-Unis, a été tué la semaine dernière lors de frappes de l'armée française dans l'extrême nord-est du Mali, selon un haut responsable de l'armée malienne.

"Omar Ould Hamaha, le terroriste de nationalité malienne, fait partie des dix terroristes tués la semaine dernière par les avions français" , a déclaré à l'AFP à Bamako ce haut responsable de l'armée malienne.

Le 6 mars, le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian avait révélé qu'une dizaine de combattants jihadistes avaient été tués entre les 4 et 5 mars par les forces françaises dans la vallée de l'Amettetaï (région de Kidal). Il n'avait alors fourni aucune indication d'identité.

La mort d'Oumar Ould Hamaha a été confirmée à l'AFP par une source sécuritaire régionale. Selon elle, il a été tué "les armes à la main".

Oumar Ould Hamaha a été responsable de différents groupes jihadistes, dont le Mouvement pour l'unicité et le jihad en Afrique de l'Ouest (Mujao) et Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) qui ont occupé pendant près de dix mois entre 2012 et début 2013 les régions du nord du Mali.

Les jihadistes ont été en grande partie chassés par une opération militaire déclenchée en janvier 2013 par la France, ensuite rejointe par des troupes de plusieurs pays. Cette opération est toujours en cours.

En février 2013, près d'un mois après le début de l'intervention militaire internationale, la justice malienne avait lancé des mandats d'arrêt contre plusieurs responsables de groupes armés et de narcotrafiquants opérant dans le nord du Mali, dont Oumar Ould Hamaha.

M. Ould Hamaha, surnommé "le barbu rouge" en raison de sa barbe fournie régulièrement teinte au henné, était également recherché par les Etats-Unis. En juin 2013, Washington a proposé trois millions de dollars (près de 2,2 millions d'euros) de récompense pour toute information conduisant à sa capture.

Son nom a été cité dans l'enlèvement, en avril 2012, de diplomates algériens à Gao, chef-lieu d'une des trois régions formant le nord du Mali.

Au total, sept personnes du consulat algérien à Gao avaient été enlevées en avril 2012, un rapt revendiqué par le Mujao. Trois des otages ont été libérés. En septembre 2013, le Mujao avait annoncé avoir exécuté un otage, ce qui n'a jamais été confirmé par Alger.

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