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Un oligarque victime de la crise russo-ukrainienne

13/03/2014 10:16 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

L'oligarque ukrainien Dmytro Firtash a été arrêté à Vienne dans la nuit de mercredi à jeudi dans le cadre d'une enquête du FBI.

Dmytro Firtash, considéré comme un proche du président ukrainien déchu, Viktor Ianoukovitch, est soupçonné de corruption et de formation d'une organisation criminelle.

Selon l'agence autrichienne APA, l'arrestation de l'homme de 48 ans s'est déroulée sans heurt ni violence.

La police autrichienne a expliqué avoir procédé à l'arrestation de Dmytro Firtash en vertu d'un mandat d'arrestation émis par un tribunal américain dans le cadre d'une enquête de la police fédérale américaine.

L'homme d'affaires ukrainien a été mis en détention dans une prison en attendant la suite des procédures judiciaires entreprises contre lui.

Ami du président Ianoukovitch, le milliardaire ukrainien avait pris ses distances du régime lors du mouvement de contestation qui a conduit à la destitution du président prorusse.

La chaîne de télévision Inter, propriété de Dmytro Firtash, avait décidé de donner la parole aux manifestants du Maïdan, du jamais vu dans le pays.

Les oligarques ukrainiens proches du régime Ianoukovitch sont la cible de sanctions des États-Unis et de l'Union européenne qui ont gelé les avoirs financiers de l'ex-président Ianoukovitch, de l'ex-premier ministre Mykola Azarov et de seize anciens ministres, hommes d'affaires et de responsables des forces de l'ordre ukrainiens.

Ces mesures s'inscrivent dans le cadre des représailles déployées par l'Occident contre la Russie et l'ancien régime ukrainien à la suite de l'occupation de la Crimée par des milliers de soldats russes en vue d'une annexion de ce territoire à la Férération de Russie.

L'Allemagne hausse le ton

Jeudi matin, la chancelière allemande, Angela Merkel a promis à la Russie d'énormes retombées négatives tant politiques qu'économiques, si elle ne change pas d'attitude à l'égard de l'Ukraine, lors d'un discours devant le Bundestag.

« Si la Russie maintient le même cap que ces dernières semaines, ce ne sera pas une catastrophe seulement pour l'Ukraine »,a prévenu la chef du gouvernement allemand. 

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