POLITIQUE

Élections 2014: Québec solidaire veut s'attaquer à la «dilapidation inutile de fonds publics»

13/03/2014 02:29 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - Québec solidaire accuse les «vieux partis» de serrer la vis au financement des services aux citoyens plutôt que de s'attaquer à la dilapidation inutile de fonds publics.

L'équipe solidaire a annoncé jeudi les mesures que prendrait son gouvernement pour s'attaquer au gaspillage de fonds qui, selon elle, profite principalement aux entreprises pharmaceutiques, aux compagnies informatiques et aux firmes de génie-conseil. Les sommes récupérées seraient ensuite utilisées pour mieux financer les services à la population et améliorer les conditions de travail des personnes qu’emploie l’État.

«Actuellement, autant le gouvernement du Parti québécois que l'ancien gouvernement du Parti libéral ont la même obsession: le déficit zéro. Ils jouent tellement dans la colonne des dépenses, ce qui signifie des coupures. Nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut augmenter les revenus de l'État, jouer dans la colonne des revenus», a expliqué le président de Québec solidaire, Andrés Fontecilla.

Ce sont donc quatre mesures que le parti a tenu à présenter jeudi.

D'abord, Québec solidaire souhaite s'attaquer à la réduction des dépenses en médicaments grâce à la mise sur pied de Pharma-Québec, une société d'État entièrement publique qui verrait à réduire la facture de médicaments, notamment en négociant leur achat pour l’ensemble du système de santé, ce qui permettrait d'obtenir de meilleurs prix.

«On croit qu'avec Pharma-Québec, on peut réduire de 40 pour cent la facture de médicaments prescrits, en faisant un achat regroupé par le Québec de tous les médicaments consommés. On peut faire des économies de 1,5 à 2,3 milliards $», a avancé M. Fontecilla.

Le parti s'engage ensuite à faire cesser les partenariats public-privé, jugeant que ce mode de réalisation de projets publics a été «catastrophique partout sur la planète».

Québec solidaire promet par ailleurs de mettre fin à la multiplication du nombre de cadres en santé. Les solidaires déplorent le recrutement de nombreux cadres pour administrer les compressions en santé, plutôt que l'embauche d'infirmières pour venir épauler celles qui sont déjà en surtravail.

«Nous pensons qu'il faut réduire l'utilisation des agences privées et faire en sorte d'ajouter plus de personnel qui donne des soins, directement, à la population afin de réduire les congés de maladie qui sont souvent des congés d'épuisement et qui coûtent extrêmement cher à l'État», a ajouté M. Fontecilla.

Enfin, les solidaires veulent voir le gouvernement passer aux logiciels libres, plutôt que de verser des sommes pour le renouvellement des licences des suites de programmes employées par l'ensemble de la fonction publique et l'appareil gouvernemental.

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