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Nomination d'un chef de campagne de Bouteflika et d'un Premier ministre par intérim (officiel)

13/03/2014 01:21 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a chargé jeudi l'actuel ministre de l'Energie et des Mines Youcef Yousfi, 72 ans, d'assurer l'intérim du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, appelé à diriger sa campagne électorale pour le 17 avril, a rapporté l'agence APS.

Dans un communiqué de la présidence, il est également indiqué que l'ancien Premier ministre Ahmed Ouyahia, 62 ans, a été nommé ministre d'Etat, directeur de cabinet de la présidence de la République, en remplacement à Mohamed Moulay Guendil, "appelé à d'autres fonctions", non précisées.

L'autre ancien Premier ministre et ex-secrétaire général contesté du Front de Libération National (FLN, parti présidentiel) Abdelaziz Belkhadem a également été nommé ministre d'Etat, conseiller spécial du président de la République, selon le communiqué cité par l'APS.

Ces noms circulaient depuis plusieurs jours dans les journaux mais il fallait auparavant que le Conseil constitutionnel valide les candidatures recevables pour le scrutin présidentiel.

Or le président de cette instance, Mourad Medelci, a annoncé plus tôt jeudi la liste de six présidentiables sur 12 dossiers déposés.

Parmi les candidats retenus, outre M. Bouteflika, figure l'ancien chef du gouvernement Ali Benflis, 69 ans, un homme du système et candidat malheureux en 2004, et considéré comme son principal challenger.

Les quatre autres prétendants sont la secrétaire générale du Parti des Travailleurs (PT, 24 députés) Louisa Hanoune, régulièrement candidate à la présidentielle, et les chefs de trois petits partis représentés à l'Assemblée nationale, Abdelaziz Belaid, Moussa Touati et Rebaïne Ali Fewzi.

La campagne électorale sera lancée officiellement le 23 mars et durera jusqu'au 13 avril.

M. Bouteflika, 77 ans, 15 ans de pouvoir, brigue un 4e mandat. Victime en avril 2013 d'un AVC, il a passé 80 jours hospitalisé en France puis a repris tout doucement ses fonctions depuis.

Il s'est rendu le 3 mars au Conseil constitutionnel et pour la première fois en deux ans, les Algériens l'ont alors entendu via la télévision publique annoncer d'une voix très faible qu'il se représentait.

L'image du président affaibli a nourri les interrogations sur sa capacité à diriger le pays et relancé de nouvelles critiques.

Après l'annonce de la candidature de M. Bouteflika par M. Sellal le 22 février, les manifestations se sont multipliées contre un quatrième mandat mais les autorités semblent déterminées à étouffer dans l'oeuf la contestation avant le scrutin du 17 avril.

La police avait empêché mercredi à Alger un rassemblement de dirigeants de partis politiques partisans du boycottage de l'élection, selon un participant.

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