POLITIQUE

Le Canada offre 220 millions $ pour soutenir l'Ukraine avec le FMI

13/03/2014 04:32 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT
PETRAS MALUKAS via Getty Images
Demonstrators wear the Ukrainian flag and hold posters reading 'Hands off Ukraine' and featuring Russian President Vladimir Putin as German nazi dictator Adolf Hitler during a protest against Russia's intervention in Ukraine in front of the Russian embassy in Vilnius, on March 3, 2014. AFP PHOTO / PETRAS MALUKAS (Photo credit should read PETRAS MALUKAS/AFP/Getty Images)

OTTAWA - Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a annoncé jeudi que le Canada accordera 220 millions $ à l'aide internationale pour stabiliser les finances du gouvernement de l'Ukraine.

Le Canada est prêt à travailler avec l'Union européenne, les États-Unis et le Fonds monétaire international (FMI) pour aider l'Ukraine, a-t-il affirmé à Ottawa.

L'Ukraine semble avoir assez de fonds pour pouvoir fonctionner durant quelques mois, a-t-il ajouté, ce qui donne à la communauté internationale un peu de temps pour proposer des solutions.

M. Baird a affirmé qu'il était crucial d'offrir un soutien financier à l'Ukraine en raison des tensions avec la Russie, mais que le Canada et ses alliés n'émettraient pas de chèque en blanc.

«Bien sûr, le FMI voudra négocier certaines conditions strictes», a-t-il avancé.

Le Canada, a-t-il ajouté, jouera «un grand rôle» pour s'assurer de la reddition de comptes et la transparence quant à l’utilisation des fonds en question.

Les conseillers du FMI sur le terrain en Ukraine feront des recommandations quant au niveau de soutien financier que devraient apporter les pays participants.

M. Baird a affirmé que l'équipe du FMI fait un «diagnostic des problèmes économiques» et «prescrira» une réponse appropriée.

Le Canada promet 200 millions $ pour les efforts du FMI, et 20 millions $ additionnels de soutien direct doivent aider l'Ukraine à obtenir «l'appui d'experts dont elle a besoin pour gérer son importante transition économique».

«J'ai eu la chance de rencontrer de nombreux membres du gouvernement nouvellement formé. Afin de réussir, les dirigeants de l'Ukraine doivent se concentrer sur la gouvernance et doivent prendre des mesures pour éradiquer la corruption, et doivent chercher à élaborer des politiques qui favorisent l'unité et l'inclusion. Ils font aussi face à des difficultés économiques majeures et ils ont besoin d'aide afin de redresser leur économie», a relaté M. Baird.

La semaine dernière, l'Union européenne a proposé une aide de 15 milliards $, et les États-Unis ont pris un engagement de l'ordre de 1 milliard $. Le nouveau gouvernement à Kiev a déjà dit avoir besoin de 35 milliards $ pour cette année et pour 2015.

M. Baird a également réitéré que le Canada ne reconnaîtrait pas les résultats du référendum, soutenu par Moscou, qui aura lieu ce week-end en Crimée.

«Si la Russie veut appuyer une action illégale contre la constitution de l'Ukraine et avoir un vote à seulement deux semaines d'avis pendant une occupation militaire, ce ne sera pas 'business as usual' pour la Russie avec le monde démocratique», a-t-il déclaré.

Mais au-delà de ces condamnations, M. Baird n'a pas pris d'engagements concrets quant à l'avenir de l'Ukraine ou l'arsenal militaire russe.

«Rétablir la stabilité économique dans ce pays est une priorité tant pour le Canada que pour nos partenaires internationaux durant cette importante période de transition vers un avenir euro-atlantique pour l'Ukraine», a-t-il énoncé.

Par communiqué, le premier ministre Stephen Harper a parlé d'un soutien à la mise en oeuvre de programmes qui correspondent aux priorités du Canada en matière de développement.

«Le Canada appuie fermement la volonté de la population ukrainienne, qui s’est exprimée courageusement en faveur d’une Ukraine libre et démocratique», a aussi dit M. Harper.

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