POLITIQUE

Élections 2014 - Intentions de vote dans la région de Québec: la CAQ recule, le PLQ en avance

13/03/2014 01:57 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT
SRC

La Coalition avenir Québec (CAQ) perdrait des plumes dans la région de Québec. C'est du moins ce que laisse présager un sondage de la firme Léger mené pour le FM-93, qui place le Parti libéral en avance avec 39 % des intentions de vote, alors que la CAQ arrive en troisième place avec 19 %.

Le Parti québécois obtient pour sa part 32 %, sept points derrière le PLQ. C'est donc dire qu'une lutte à deux se dessinerait dans la région, mais surtout que la CAQ, qui était jusque-là en tête des sondages, serait en chute libre. Le parti Québec solidaire ferme la marche avec 7 % des appuis.

Le Parti québécois ferait l'essentiel de ses gains chez les 65 ans et plus, dont il récolterait 51 % des intentions de vote. La CAQ serait surtout populaire chez les 35-44 ans avec 35 % des voix.

Le chef de la CAQ n'est pas alarmé par ces résultats. François Legault affirme que l'appui au PLQ est un vote de contestation contre l'option souverainiste et qu'il a encore le temps de faire passer son message.

« Je m'engage à ce qu'il n'y ait pas de référendum [...] et on est le seul parti qui va baisser les taxes. Donc, le message doit se rendre, on a 25 jours pour qu'il se rende. La campagne est encore très jeune », a dit François Legault.

Bien qu'elle refuse de commenter le sondage, la chef du Parti québécois, Pauline Marois affirme néanmoins, qu'elle a bon espoir de faire des gains dans la région.

« Nous avons été un gouvernement très responsable. Nous le demeurerons au lendemain de l'élection, et s'il y a quelque chose nous en ferons davantage. Moi je reste convaincue et nous sommes persuadés que nous sommes capables d'aller chercher la confiance des citoyens et des citoyennes de notre belle capitale nationale », avance-t-elle.

De leur côté, les candidats libéraux de la région se réjouissent des résultats de ce sondage. Sam Hamad, candidat libéral dans Louis-Hébert, affirme que ces chiffres viennent confirmer ce qu'il ressent sur le terrain. Il s'empresse cependant d'ajouter que le vrai sondage se tiendra le 7 avril.

Le sondage a été effectué le 11 mars auprès de 643 personnes. Sa marge d'erreur est de 3,86 %, 19 fois sur 20.

L'effet PKP ?

Selon Damien Rousseau, consultant en communication et ancien candidat du Parti libéral du Canada dans les années 2000*, les déclarations de Pierre Karl Péladeau sur la souveraineté ont eu un « effet pernicieux » sur le parti de Pauline Marois. Le fait, dit M. Rousseau, que la question de la souveraineté ait été mise à l'avant-plan profite aux PLQ et nuit à la CAQ. « Les opinions se campent si on est oui, on est PQ. Si on est non, on est Parti libéral. »

Le PQ a raté, en quelque sorte, l'effet qu'aurait pu avoir l'arrivée de M. Péladeau sur l'électorat de Québec. « Je pense qu'il l'a gaspillé, quand il a fait sa grande confession de foi, le poing en l'air, en disant : "Moi, je suis là pour donner un pays à mes enfants". Je pense que ç'a complètement fait déraper son entrée en scène, dans la région », avance M. Rousseau.

Ce dernier rappelle qu'en 1995, la région de Québec avait voté massivement contre le projet de pays du Parti québécois.

*Erratum : dans la première version de ce texte, nous avons omis de préciser les antécédents politiques de Damien Rousseau.

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