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Des membres de Lev Tahor ne sont pas passés inaperçus à Trinité-et-Tobago

13/03/2014 12:25 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

L'histoire de la fuite à l'étranger de neuf membres de la secte Lev Tahor vers le Guatemala, la semaine passée, a été étoffée de détails éloquents par les autorités de Trinité-et-Tobago, où les trois adultes et les six enfants ont été refoulés, puis renvoyés au Canada, samedi.

Dans une entrevue accordée à la CBC, le procureur général de Trinité-et-Tobago, Anand Ramlogan, a expliqué comment, et pourquoi le groupe a éveillé les soupçons des responsables de l'immigration de ce petit pays insulaire d'Amérique du Sud.

Tout d'abord, certains des enfants du groupe n'étaient pas accompagnés de leurs parents ni de leurs tuteurs légaux, d'affirmer M. Ramlogan : « Ils n'étaient pas en mesure de fournir le motif de leur voyage. [...] Ils se dirigeaient vers le Guatemala, mais ne parlaient pas espagnol et affirmaient ne pas savoir combien de temps ils entendaient y rester ». Les membres de la secte ne pouvaient expliquer, non plus, pourquoi ils avaient choisi de transiter par Trinité-et-Tobago.

Devant toutes ces imprécisions, les responsables de l'île caribéenne ont craint pour la sécurité des enfants.

Pour en savoir plus long sur ces voyageurs peu loquaces auxquels elles faisaient face, les autorités de Trinité-et-Tobago ont appelé leurs homologues canadiens. C'est ainsi qu'elles ont appris que certains des membres de la secte étaient sous le coup de décisions du tribunal de protection de la jeunesse du Québec. Les autorités de Trinité-et-Tobago ont aussi appris que la cour de justice de l'Ontario, par la voix du juge Stephen Fuerth, avait maintenu la décision rendue en novembre au Québec et voulant que ce soit la Direction de la protection de la jeunesse du Québec qui ait, légalement, la garde de treize enfants de la secte. 

Anand Ramlogan affirme qu'à la suite de cette affaire, il a reçu des messages de partout dans le monde. « Ce groupe [Lev Tahor] suscite la controverse et attire l'attention », dit le procureur général qui entend demeurer en contact avec les autorités canadiennes.

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