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Algérie: une organisation patronale annonce son soutien à Bouteflika

13/03/2014 11:54 EDT | Actualisé 13/05/2014 05:12 EDT

L'une des principales organisations patronales en Algérie, le Forum des chefs d'entreprise (FCE), a annoncé jeudi son soutien à un 4e mandat du président Abdelaziz Bouteflika, une décision vivement critiqué par l'un de ses principaux membres.

Dans un communiqué publié à l'issue d'une assemblée générale à Alger, le FCE a fait état d'"une conjoncture internationale tendue", alors que l'Algérie s'apprête à élire un nouveau président le 17 avril.

Pour les patrons réunis -dont le nombre n'est pas précisé- une nouvelle étape s'ouvre pour l'Algérie avec ce scrutin alors que le pouvoir en place poursuit sa stratégie de développement.

"Le FCE considère que cette politique doit être poursuivie avec détermination. Aussi, il soutient le programme de M. Bouteflika et exprime sa volonté de demeurer mobilisé aux côtés des pouvoirs publics, comme il l'a toujours été jusqu'ici", selon le texte.

Selon la presse, nombre de chefs d'entreprises se trouvent à l'étranger et n'ont pas souhaité participer à cette réunion, déjà reportée faute de quorum.

Un réfractaire à la méthode, Slim Othmani, patron de l'entreprise familiale numéro un en Algérie de jus de fruits Rouiba et président du think tank Care (Club d'action et de réflexion autour de l'entreprise), a annoncé son retrait du FCE.

"J'ai écrit au FCE pour les informer que je ne pouvais pas participer à une réunion dont l'objet est contraire à la loi, à savoir se positionner sur une question politique", a-t-il dit par téléphone à l'AFP.

"L'Assemblée générale a eu lieu, je ne me prononce pas sur la qualité du candidat mais sur la forme", a-t-il souligné. "Je ne reste pas" au FCE. Ce soutien politique "ne sert qu'à discréditer le monde de l'entreprise aux yeux des Algériens et cela c'est terrible pour nous".

M. Bouteflika, 77 ans, au pouvoir depuis 15 ans et dont la santé est affaiblie par un AVC en 2013, s'est rendu le 3 mars au Conseil constitutionnel. Pour la première fois en deux ans, les Algériens l'ont alors entendu via la télévision publique annoncer d'une voix très faible qu'il se représentait.

Une douzaine de dossiers de candidatures, dont le sien, ont été soumis jusqu'au 4 mars à minuit au Conseil constitutionnel qui devra rendre sa réponse sur la liste retenue.

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