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Soudan du Sud: sept opposants appelés à comparaître pour "trahison"

12/03/2014 01:52 EDT | Actualisé 12/05/2014 05:12 EDT

Un tribunal du Soudan du Sud a ordonné mercredi la comparution pour trahison de sept dirigeants de l'opposition, aux côtés de quatre de leurs collègues accusés d'avoir voulu renverser le président Salva Kiir, dont le procès a déjà commencé.

Ces sept dirigeants arrêtés après le déclenchement des combats le 15 décembre 2013, parmi lesquels figure l'influent ex-ministre de la Justice John Luk Jok, ont été libérés le mois dernier au Kenya.

Le juge James Halal a ordonné aux sept opposants de "comparaître devant cette cour" à la prochaine audience prévue le 19 mars, où ils devraient se voir signifier les mêmes charges que celles pesant sur les autres accusés, dont le procès a commencé mardi.

Le gouvernement du Soudan du Sud est en guerre avec une rébellion armée depuis que, le 15 décembre 2013, un affrontement entre les troupes loyales envers le président Kir et celles de l'ancien vice-président Riek Machar, qui avait été limogé, s'est transformé en conflit de grande ampleur, dans ce pays né en 2011 de la partition du Soudan.

Le conflit a déjà fait des milliers de morts.

Les quatre personnes actuellement jugées à Juba sont l'ancien secrétaire général du parti au pouvoir Pagan Amum, l'ancien ministre de la Sécurité nationale Oyai Deng Ajak, l'ancien ambassadeur aux Etats-Unis Ezekiel Lol Gatkuoth et l'ancien vice-ministre de la Défense Majak D'Agoot.

11 chefs d'accusation pèsent sur eux, notamment ceux de trahison et d'insulte au président.

Jusqu'ici, ils ont pris la parole uniquement pour décliner leurs noms et nier les accusations.

Leurs avocats ont indiqué disposer de peu d'informations sur ce que pourraient dire la dizaine de témoins à charge.

"Nous adapterons les témoignages de la défense à la manière dont le procureur présentera le dossier", a dit à l'AFP le principal avocat de la défense, Malual Alor.

La libération de tous les prisonniers a été une demande constante de la rébellion.

Les belligérants ont signé le 23 janvier un cessez-le-feu, à Addis-Abeba (Ethiopie), mais les combats n'ont nullement cessé.

L'Union africaine a créé mercredi une commission d'enquête sur les atrocités de ce conflit.

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