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Réseau GSM coupé dans le nord-est du Nigeria à cause d'une opération en cours (armée)

12/03/2014 03:54 EDT | Actualisé 12/05/2014 05:12 EDT

Le réseau de téléphonie mobile était coupé mercredi soir dans le nord-est du Nigeria où une opération militaire était en cours contre les insurgés islamistes de Boko Haram, a annoncé l'armée.

"Les services GSM ont été coupés à nouveau dans l'Etat de Borno. C'est un des sacrifices que les gens doivent faire", a déclaré un porte-parole de l'armée, le colonel Muhammad Dole.

"Une opération est en cours et nous voulons bien faire les choses. Nous espérons que les services GSM seront bientôt rétablis", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails.

Le réseau téléphonique avait été coupé en mai dernier dans les Etats de Borno, Adamawa et Yobe où sévissent les islamistes, après l'instauration par le gouvernement de l'état d'urgence. Il avait été rétabli en décembre.

Mercredi, les habitants de Borno, que le colonel Dole a appelés à la patience, se sont à nouveau réveillés sans réseau mobile.

"Dans l'opération en cours, nous avons atteint un stade où la coopération de chacun est nécessaire pour vaincre l'ennemi commun", a dit le militaire, remerciant les milices de jeunes volontaires pour leur appui dans cette offensive contre les islamistes.

Ces milices fournissent généralement des informations sur Boko Haram à l'armée.

Kabiru Sani, un habitant de Maiduguri, la capitale de l'Etat, a émis des doutes sur l'efficacité de la coupure téléphonique.

"Lorsqu'ils ont coupé le réseau GSM l'an dernier, les terroristes n'étaient pas perturbés, ils ont continué à tuer des gens. Le réseau mobile n'a été rétabli que lorsque les terroristes ont attaqué des bases militaires en décembre", a-t-il lancé.

Les habitants de l'Etat ont entamé mardi trois jours de jeûne et de prières, espérant faire cesser le bain de sang.

Plus de 1.000 personnes ont été tuées dans le nord-est du Nigeria depuis mai, malgré l'envoi de renforts militaires.

L'insurrection de Boko Haram ensanglante cette partie du pays depuis 2009 et a coûté la vie à des milliers de personnes. Mais les violences ont explosé ces dernières semaines et quelque 500 Nigérians ont péri dans des attaques attribuées aux islamistes depuis le début de l'année.

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