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Loi anti-gays: la Banque mondiale ne veut pas se retirer d'Ouganda (Kim)

12/03/2014 03:05 EDT | Actualisé 12/05/2014 05:12 EDT

Le président de la Banque mondiale Jim Yong Kim a affirmé mercredi ne pas vouloir "se retirer" d'Ouganda alors que l'institution a reporté un prêt au pays après le durcissement des lois contre l'homosexualité.

"Nous ne souhaitons pas nous retirer d'Ouganda. Il y a beaucoup de gens très pauvres en Ouganda qui ont besoin de notre appui. Nous continuerons à soutenir l'Ouganda mais c'est un cas bien particulier", a déclaré M. Kim à quelques journalistes à Washington.

Selon les Nations unies, l'Ouganda fait partie des pays les plus pauvres du globe.

Fin février, la BM a reporté sine die un prêt de 90 millions de dollars destiné à améliorer le système de santé en Ouganda après le vote d'une loi réprimant "la promotion" de l'homosexualité, déjà passible de la prison à vie dans le pays.

"Nous devons être certains que les fonds que nous fournissons ne seront pas utilisés d'une manière qui aboutirait à discriminer une partie (...) de la population en Ouganda", a expliqué M. Kim, ajoutant attendre des éclaircissements avant "de passer à la prochaine étape".

Mis à l'index par la communauté internationale, l'Ouganda avait répliqué en dénonçant un "chantage" exercé par la Banque mondiale et avait assuré qu'il trouverait des financements auprès d'autres institutions ou pays.

Plusieurs pays -- dont les Pays-Bas, la Suède, la Norvège et le Danemark -- ont d'ores et déjà décidé de geler une partie de leur aide à l'Ouganda.

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