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Libye: ultimatum de 2 semaines pour lever le blocage des ports pétroliers (président Congrès)

12/03/2014 12:46 EDT | Actualisé 12/05/2014 05:12 EDT

Le président du Congrès général national (CGN, Parlement), plus haute autorité politique en Libye, a fixé mercredi un ultimatum de deux semaines aux rebelles autonomistes pour lever le blocage des ports pétroliers qu'ils occupent depuis plusieurs mois.

"Nous avons décidé d'accorder un délai de deux semaines maximum" pour la levée du blocage des sites pétroliers, a déclaré Nouri Abou Sahmein, précisant qu'une opération militaire en préparation pour libérer ces sites allait être suspendue pendant cette période.

Le Premier ministre par intérim Abdallah al-Theni, qui remplace Ali Zeidan limogé la veille, a indiqué de son côté qu'il privilégiait le dialogue.

"Le dialogue sera la règle (...) Nous sommes ouverts et le problème sera réglé par le dialogue", a-t-il dit, dans ce qui apparaît comme une rupture avec la politique de son prédécesseur qui refusait le dialogue avec les autonomistes de l'Est.

Ali al-Hassi, un porte-parole du bureau exécutif de la Cyrénaïque (région orientale), bras politique des autonomistes, a indiqué à l'AFP qu'une initiative de dialogue leur a été proposée mercredi.

"Nous n'allons pas l'accepter sauf si Abou Sahmein annule sa décision d'attaquer la Cyrénaïque", a-t-il dit.

M. Abou Sahmein, également chef des Forces armées, avait ordonné lundi la création d'une "force armée pour libérer et lever le blocage des ports pétroliers" dans un délai d'une semaine.

Cette force devrait être composée d'unités de l'armée et d'ex-rebelles ayant combattu le régime de Mouammar Kadhafi en 2011, selon le texte de la décision.

Cette décision controversée a suscité des craintes en Libye, plusieurs observateurs estimant qu'une telle opération pourrait déclencher une guerre civile et provoquer la partition du pays.

Si l'ultimatum n'est pas respecté, "la décision du chef des Forces armées sera mise en oeuvre par l'armée libyenne", a toutefois précisé M. Abou Sahmein.

Depuis juillet 2013, des autonomistes bloquent des terminaux pétroliers, suspendant les exportations de brut et privant ainsi le pays de sa principale source de revenus. Ce blocage a provoqué une chute de la production à 250.000 barils par jour, contre près de 1,5 million b/j auparavant.

Au cours des derniers mois, les autorités ont menacé à plusieurs reprises de recourir à la force pour lever le blocage, sans toutefois passer à l'action.

bur-ila/hj

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