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Gaza: salve massive de roquettes du Jihad islamique vers Israël, Netanyahu menace

12/03/2014 01:23 EDT | Actualisé 12/05/2014 05:12 EDT

Le groupe radical palestinien Jihad islamique a tiré mercredi une cinquantaine de roquettes sur Israël en représailles à la mort de trois de ses combattants dans un raid israélien, le Premier ministre israélien menaçant d'une riposte ferme à cette salve.

Benjamin Netanyahu a promis de "continuer à frapper ceux qui veulent nous faire du mal", assurant qu'Israël "agirait contre eux de manière très forte", selon un de ses porte-parole.

Alors que des pluies violentes entravaient mercredi soir la capacité de l'armée de l'air d'opérer au-dessus de Gaza, des chars israéliens positionnés à la frontière avec cette enclave ont ouvert le feu sur "deux sites terroristes" dans le nord et le sud de l'enclave palestinienne, a indiqué un porte-parole militaire, le lieutenant-colonel Peter Lerner.

Ces tirs d'artillerie n'ont pas fait de victimes palestiniennes, selon un porte-parole des services d'urgences de Gaza, Achraf al-Qoudra.

Il s'agit de "la plus grande attaque contre Israël depuis l'opération Pilier de défense" (14-21 novembre 2012) dans le territoire palestinien gouverné par le mouvement islamiste Hamas, a souligné l'armée israélienne.

"On a passé la barre des 50 et ils continuent à tirer", a affirmé à l'AFP une source de sécurité israélienne, soit davantage en une journée que le bilan cumulé depuis le début de l'année.

Des milliers d'Israéliens habitant la région ont dû se réfugier dans les abris, selon l'armée israélienne, affirmant que le Hamas était "responsable des attaques venant de la bande de Gaza". Aucun blessé n'a été signalé dans l'immédiat.

"Le Jihad islamique ne souhaitait pas une escalade, mais Israël a commis de nombreuses violations de la trêve, au point de renier son engagement de cesser sa politique d'assassinats", a déclaré à l'AFP un porte-parole du mouvement, Daoud Chihab, en référence à la reprise des liquidations depuis le début de l'année.

- Huit roquettes interceptées -

"Les Brigades Al-Qods ont riposté à l'agression par une salve de roquettes", a affirmé dans un communiqué la branche armée du Jihad islamique, assurant en avoir lancé plus de 90.

Le gouvernement du Hamas a aussitôt rejeté mercredi sur Israël la responsabilité des tensions: "Nous faisons porter à l'occupant la responsabilité de l'escalade et mettons en garde contre les conséquences", a indiqué dans un communiqué Ihab al-Ghussein, porte-parole du gouvernement du Hamas, affirmant "le droit du peuple palestinien à se défendre".

Huit roquettes ont été interceptées par le système de défense antimissiles Iron Dome, selon l'armée israélienne.

Le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman a prôné dans une déclaration à la télévision "la réoccupation entière de la bande de Gaza", évacuée unilatéralement par Israël en 2005 et tombée aux mains du Hamas en juin 2007.

"Après une attaque comme celle là, il n'y a pas d'autre alternative qu'une réoccupation complète de la bande de Gaza en entier", a déclaré à la télévision M. Lieberman, chef d'un parti ultranationaliste.

Trois combattants du Jihad islamique ont été tués mardi par un raid aérien israélien dans le sud de la bande de Gaza après avoir tiré au mortier sur des troupes israéliennes à la frontière.

Le porte-parole des Brigades Al-Qods, Abou Ahmad avait prévenu que "toutes les options étaient ouvertes".

"Les Brigades Al-Qods ne renoncent pas à la trêve (avec Israël, en vigueur depuis novembre 2012, NDLR) mais ont le droit de riposter à l'agression sioniste au moment et à l'endroit adéquats", avait-il affirmé dans un communiqué.

Des dizaines de combattants du Jihad islamique ont participé aux funérailles, qui ont rassemblé plusieurs milliers de personnes, aux cris de "vengeance".

Dans un récent rapport dont l'AFP a obtenu copie, les chefs de mission de l'Union européenne (UE) à Jérusalem-Est et à Ramallah soulignent que "le Jihad islamique en Palestine continue à représenter la menace interne la plus puissante pour le Hamas, à la fois politiquement et militairement", grâce notamment à la poursuite du financement iranien.

Cette nouvelle confrontation armée entre Gaza et Israël a éclaté au moment où le Premier ministre britannique David Cameron commençait sa première viiste officielle en Israël.

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