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10/03/2014 04:00 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

Élections 2014 - Retour des Nordiques à Québec: la décision de PKP fait réagir

Radio-Canada.ca

MONTRÉAL - La candidature de Québec pour un éventuel retour d'une équipe de la Ligue nationale de hockey (LNH) ne se résume pas seulement à la présence de Pierre Karl Péladeau, estime le maire de la Vieille-Capitale, Régis Labeaume.

Ce dernier y est allé d'une sortie pour calmer les ardeurs relativement à certaines questions soulevées quant à l'impact que pourrait avoir le saut en politique de l'actionnaire de contrôle de Québecor (TSX:QBR.B) sur un possible retour des Nordiques à Québec.

«C'est une organisation (LNH) qui ne fonctionne pas sur l'émotion, a rappelé M. Labeaume, lundi. Les discussions de Québec avec la LNH impliquent des personnes de deux côtés, et ce, à plusieurs niveaux.»

M. Labeaume a réitéré que M. Péladeau incarnait jusqu'à dimanche le projet du retour des Nordiques, mais qu'il était appuyé par une équipe de «très haut calibre», dont l'ex-premier ministre Brian Mulroney, membre du conseil d'administration de Québecor, le président et chef de la direction de Québecor, Robert Dépatie, ainsi que le président de TVA, Pierre Dion.

«MM. Bettman et Mulroney se parlent directement depuis très longtemps sans intermédiaire, a révélé le maire de Québec. Ce trio choc est toujours à l'oeuvre et l'implication de M. Péladeau en politique n'affecte aucunement le retour des Nordiques.»

Le maire de Québec estime également que les convictions souverainistes de l'actionnaire de contrôle de Québecor n'auront rien à voir sur les décisions prises par la LNH.

«(Gary) Bettman est un homme d'affaires, a-t-il rappelé. Le projet de souveraineté du Québec, ça ne le dérange pas. Il se demande seulement si une équipe de hockey à Québec ça va être payant pour la LNH.»

La question du retour du circuit Bettman à Québec a pris une tournure politique depuis que le magnat de la presse a annoncé dimanche qu'il serait candidat pour le Parti québécois aux prochaines élections.

Lundi, le chef du Parti libéral du Québec (PLQ), Philippe Couillard, a notamment laissé entendre que cette décision pourrait miner les chances de la Vieille-Capitale d'accueillir de nouveau les Nordiques.

«(L'effet est) négatif, a résumé en anglais le chef libéral, à Québec. Je ne pense pas que le quartier-général de la LNH va apprécier, je ne pense pas que la Ville de Québec apprécie.»

M. Péladeau, lui, avait tenté de se montrer rassurant, la veille, en affirmant que même s'il ne pilotait plus le dossier, des personnes dignes de confiance avaient pris la relève.

Toutefois, un professeur titulaire au département de marketing de l'Université Laval, André Richelieu, estime que dans l'immédiat, la décision de M. Péladeau n'aura aucun impact sur un possible retour de la LNH à Québec.

«Rien n'a changé, tout simplement parce que la LNH n'a envoyé aucun signal à l'effet qu'elle ferait un retour imminent ou non à Québec, a-t-il expliqué, au cours d'un entretien. Ça reste de la spéculation.»

M. Richelieu estime même que les efforts déployés par la LNH au cours des dernières années afin de sauver les Coyotes de Phoenix démontrent clairement que les amateurs de hockey de Québec devront se montrer patients avant de retourner encourager les Nordiques.

Un autre spécialiste du marketing sportif, Jean Gosselin, estime également que l'analyse du chef du PLQ est prématurée.

«Nous sommes en campagne électorale, a-t-il souligné. D'aller dire aussi rapidement que cette candidature vient mettre du plomb dans l'aile du dossier, c'est un peu vite selon moi.»

À l'instar du maire de Québec, M. Gosselin dit être certain que la candidature de Québec quant au retour de la LNH ne se résume pas seulement à M. Péladeau.

«Si le retour était lié uniquement à la présence de M. Péladeau au dossier, je serais porté à croire qu'il était plutôt faible, a-t-il dit. C'est un projet de Québecor, l'entreprise ne s'en s'est jamais caché.»

Rien n'empêche l'entreprise québécoise d'allonger les millions nécessaires pour procéder à l'acquisition d'une équipe du circuit Bettman.

En 2011, BCE (TSX:BCE) et Rogers Communications (TSX:RCI.B) ont mis leur rivalité de côté afin d'acquérir Maple Leaf Sports & Entertainment (MLSE), qui possède entre autres les Maple Leafs de Toronto, au coût de 1,07 milliard $.

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