POLITIQUE
10/03/2014 08:28 EDT | Actualisé 10/05/2014 05:12 EDT

«Les gens de Québec veulent une équipe de hockey, pas un pays», dit Sam Hamad

Agence QMI

Les réactions continuent d'être nombreuses dans la région de Québec au lendemain de l'annonce de la candidature de Pierre Karl Péladeau pour le Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Saint-Jérôme.

Le député libéral et ex-ministre responsable de la Capitale-Nationale, Sam Hamad, considère la candidature de l'ex-patron de Québecor chez l'équipe de la première ministre Pauline Marois comme une « très mauvaise nouvelle » pour la population de Québec.

« On pensait que M. Péladeau était là pour amener les Nordiques, pas pour aller à l'Assemblée nationale. On pensait que M. Péladeau voulait négocier une équipe de hockey, pas négocier une place au PQ », se désole-t-il.

Sam Hamad estime que l'arrivée de Pierre Karl Péladeau en politique et surtout ses convictions souverainistes mettent en péril le retour éventuel d'une équipe professionnelle de la Ligue nationale de hockey (LNH) dans la capitale.

Le passage en politique active de l'ex-patron de Québecor pourrait être mal perçu par les autres propriétaires d'équipes et le Commissaire de la LNH Gary Bettman, estime Sam Hamad.

« M. Péladeau s'engage en politique, s'engage pour faire un pays. Je suis convaincu que son arrivée en politique va nuire au dossier de l'amphithéâtre [...] Pensez-vous que M. Bettman et ses associés veulent avoir quelqu'un de ce genre-là? », lance le député libéral.

Sam Hamad ajoute que la population de Québec a d'autres priorités que l'indépendance. « Les gens de Québec, ils ne veulent pas un pays, ils veulent une équipe de hockey. »

De son côté, Denis Bolduc, qui était le président du Syndicat des employés du Journal de Québec à l'époque du lock-out, redoute les fonctions que Pauline Marois voudra bien confier à Pierre Karl Péladeau si le PQ est réélu.

« C'est sûr que M. Péladeau a des qualités de leader, comme d'affaires, etc., ça, c'est indéniable. Par contre, ses relations avec les travailleurs, dans un parti politique, qu'est-ce que ça va donner? [...] Être employeur, c'est une chose, mais être politicien, c'est une autre chose, mais d'emblée, je vous dirais que je ne souhaite pas que Mme Marois le nomme ministre du Travail », affirme Denis Bolduc.

De son côté, le maire Labeaume n'a pas encore réagi. Il devrait le faire lundi.

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