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09/03/2014 11:09 EDT | Actualisé 09/03/2014 11:11 EDT

Geneviève Pettersen, alias Madame chose, passe du blogue au roman

Radio-Canada

La blogueuse et chroniqueuse Geneviève Pettersen, alias Madame chose, signe La déesse des mouches à feu (Le Quartanier), un premier roman sur l'adolescence dédié « aux petites crisses ».

Après quelques années à travailler dans le domaine de la publicité et dans l'édition de magazines, Geneviève Pettersen a lancé son Guide du bien-vivre à l'usage de la jeune femme moderne, un blogue inclassable au titre faussement désuet qui recèle des trésors de poésie et de gros bon sens.

On y trouve, entre autres, les recettes de cocktails de son « délicieux mari », alias Samuel Archibald, l'auteur d'Arvida, son conjoint dans la vraie vie.

Avec son premier roman, l'auteure change de registre. La déesse des mouches à feu dresse un portrait plutôt sombre d'une génération d'ados dans les années 1990, avec pour toile de fond le Saguenay.

« Après le souper, ça a été le temps des cadeaux. J'avais vraiment hâte de déballer celui avec le papier picoté pis le gros chou insignifiant [...] Dans la boîte, il y avait un discman Panasonic Shockwave jaune. Je me suis dépêchée de déballer les deux autres cadeaux, même si c'était pas grand chose, un pyjama laitte avec des oursons dessus comme si j'avais six ans, pis un livre. Ça s'appelait Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée. J'avais tellement hâte de le lire. En même temps, je trouvais ça bizarre que ma mère me donne un livre de drogue pis de prostitution. »

— Extrait de La déesse des mouches à feu, de Geneviève Pettersen (Le Quartanier)

Le roman s'ouvre le jour des 14 ans de la narratrice, en juillet 1995, et s'achève avec le déluge de 1996.

Entre-temps, on suit le quotidien de la jeune fille, ponctué par la musique, les garçons, le divorce de ses parents, les larcins à la boutique de lingerie, la drogue et la découverte de la sexualité.

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