POLITIQUE
08/03/2014 12:30 EST | Actualisé 08/05/2014 05:12 EDT

Des péquistes formulent des mises en garde aux élus fédéraux

PC

LAVAL, Qc - Des ministres péquistes ont formulé des mises en garde, samedi, concernant d'éventuelles interventions des partis fédéraux dans la campagne électorale en cours.

Le ministre des Relations internationales Jean-François Lisée a averti les politiciens fédéraux que les Québécois ne seront pas dupes de leurs interventions.

Selon M. Lisée, qui reconnaît le droit d'intervenir dans le débat, les électeurs sont immunisés contre les promesses qui pourraient venir des partis fédéraux car trop souvent dans le passé, elles n'ont pas été réalisées, notamment après le dernier référendum sur la souveraineté du Québec.

«Des ministres fédéraux ont organisé un grand 'love fest' à Montréal et ensuite rien ne s'est passé, aucune des promesses n'a été satisfaite, il n'y a pas eu plus d'autonomie pour le Québec, a-t-il dit. Alors, je pense que les Québécois ont développé des anticorps face aux interventions que les leaders des autres provinces et du Canada peuvent faire.»

Dans son édition de samedi, le quotidien La Presse a rapporté que le premier ministre Stephen Harper avait rencontré les chefs des partis de l'opposition ainsi que des premiers ministres des provinces pour discuter de l'éventualité de l'élection d'un gouvernement péquiste majoritaire.

Le ministre délégué aux Institutions démocratiques Bernard Drainville a exprimé le souhait que les partis fédéraux respecteront le droit des Québécois de choisir leur gouvernement.

«J'espère que les partis politiques fédéraux vont respecter le droit démocratique des Québécois d'élire le gouvernement qu'ils souhaitent élire», a-t-il dit.

Les deux ministres étaient à Laval, samedi, pour un rassemblement où des militants ont adopté la plateforme électorale pour la campagne en cours.

Présente elle aussi, la chef péquiste Pauline Marois a limité ses commentaires à ce sujet, renvoyant aux déclarations de ses ministres à qui elle avait demandé d'intervenir samedi matin.

«Nous avons notre propre agenda et nous n'avons pas besoin de nous préoccuper de l'agenda fédéral», a-t-elle dit.

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