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Ukraine: 15 pays de l'OSCE dans une mission d'observateurs militaires (diplomate)

05/03/2014 04:38 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Quinze pays membres de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) vont participer à une mission d'observateurs militaires en Ukraine, a annoncé mercredi une source diplomatique à l'AFP.

"Quinze pays, dont les Etats-Unis et d'autres pays européens et d'Asie centrale, participent à cette mission", a indiqué cette source diplomatique, sans préciser ni la date de l'envoi des observateurs, ni leur nombre.

L'Ukraine avait demandé l'envoi d'une telle mission du 5 au 12 mars, a précisé de son côté l'OSCE, une requête effectuée dans le cadre du Document de Vienne, adopté en 1990.

"Ce sont des observateurs militaires mais non armés. Ils ne partent pas en tant que soldats", a précisé à l'AFP une porte-parole de l'organisation basée à Vienne.

Chaque pays peut envoyer jusqu'au deux militaires, ce qui permet d'envisager jusqu'à 30 observateurs en Ukraine.

Le Document de Vienne encourage notamment les pays membres de l'OSCE à inviter d'autres Etats membres à observer certaines activités militaires ou encore à accepter jusqu'à trois inspections de leurs sites militaires par an, les parties les plus sensibles étant exclues.

Il prévoit aussi des consultations et des coopérations "en cas d'activités militaires inhabituelles ou de tensions accrues". Il permet aux Etats d'accueillir des missions militaires "afin de dissiper des inquiétudes", selon le document, ratifié par les 57 Etats membres de l'OSCE.

L'organisation précise que ce type de missions est fréquent. "Il y a eu à peu près 90 missions de ce genre au cours des 15 dernières années. Cela se fait très régulièrement", selon la porte-parole.

Lundi, les Etats-Unis avaient exigé l'envoi "immédiat" d'une mission d'observateurs afin d'"assurer la protection des droits des minorités" et "veiller au respect de l'intégrité territoriale".

La Russie avait fait part de ses doutes sur l'efficacité d'une telle mission, rappelant le précédent de la mission de l'OSCE en Ossétie du sud, qui n'avait "pas aidé, mais aggravé la situation".

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