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L'homme fort de Fidji renonce à l'uniforme pour préparer les législatives

05/03/2014 01:31 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

L'homme fort de Fidji, Voreqe Bainimarama, a solennellement abandonné mercredi l'uniforme militaire pour préparer les élections de septembre qui doivent permettre le retour à la démocratie sur cet archipel pauvre et troublé du Pacifique Sud.

Le commodore Bainimarama, qui s'était emparé du pouvoir après le coup d'Etat de 2006, a dû remiser ses galons après la réforme constitutionnelle de 2013 interdisant aux militaires de solliciter les suffrages populaires.

"Je suis parfaitement conscient du devoir solennel qui m'incombe de poursuivre la révolution que nous avons lancée il y a sept ans pour créer un autre Fidji, un meilleur Fidji pour nous-mêmes et les générations futures".

L'Australie et la Nouvelle-Zélande, à l'origine de l'isolement diplomatique de l'archipel après le coup de force de Bainimarama et la suspension des institutions démocratiques, ont salué sa décision.

"La séparation du gouvernement et de l'armée est un jalon sur la voie d'élections crédibles", a réagi le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères, Murray McCully.

M. Bainimarama, 59 ans, occupera les fonctions de Premier ministre par intérim jusqu'au scrutin.

Fort des investissements d'infrastructures réalisés depuis 2006 (routes, écoles, ponts), Bainimarama serait en mesure de remporter le scrutin de septembre. Un sondage publié cette semaine dans le Fiji Sun, pro-gouvernemental, lui donnet 79% d'opinions favorables.

Amnesty International a mis en doute la volonté de l'ancien militaire de tourner la page de la censure des médias, de l'arbitraire et de la "torture" alors qu'aucune enquête n'a jamais été ouverte sur les violations des droits de l'Homme commises par les forces gouvernementales depuis son arrivée au pouvoir.

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