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Wall Street rebondit à l'ouverture, soulagée par Vladimir Poutine

04/03/2014 10:06 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Wall Street rebondissait mardi matin, apaisée comme les autres places financières mondiales par des propos du président russe Vladimir Poutine écartant pour l'instant la menace d'un confit armé en Ukraine: le Dow Jones prenait 1,02% et le Nasdaq 1,30%.

La veille, la crainte d'une escalade des tensions en Ukraine et de son impact éventuel sur l'économie avaient provoqué un vent de panique faisant trembler la Bourse de New York: le Dow Jones avait lâché 0,94%, à 16.168,03 points, et le Nasdaq 0,72%, à 4.277,30 points.

Vers 14H45 GMT, le Dow Jones Industrial Average s'adjugeait 164,16 points à 16.332,19 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 55,79 points à 4.333,09 points.

L'indice Standard & Poor's 500 prenait 1,06% (+19,52 points) à 1.865,25 points, dépassant en cours d'échanges son sommet historique atteint en clôture vendredi, de 1.859,45 points.

A l'instar de la Bourse russe et des places financières européennes, le soulagement était nettement perceptible mardi à Wall Street après des déclarations de M. Poutine signalant un apaisement de la situation en Ukraine.

Lors d'une rencontre avec la presse à son domicile de Moscou, le président russe a certes dénoncé un "coup d'Etat" et une "prise de pouvoir par les armes" en Ukraine, mais il a aussi estimé que l'envoi de troupes russes dans le pays n'était "pas nécessaire pour le moment". Il a aussi nié tout siège des bases militaires ukrainiennes par des soldats russes en Crimée. Selon lui, les militaires non identifiés qui encerclent les bases sont des forces de défense locales.

"On ne sait pas très bien comment dire +ouf+ en russe mais une chose est sûre, c'est un soupir de soulagement collectif", a résumé Patrick O'Hare, de la note d'information financière Briefing.com.

Autre signe jugé encourageant, le chef d'Etat russe a ordonné aux troupes qui effectuaient des exercices militaires inopinés à la frontière de l'Ukraine notamment depuis mercredi de rentrer dans leurs bases.

Traduisant le retour d'une certaine sérénité dans les échanges, l'indice VIX, dit "indice de la peur" qui mesure la volatilité des échanges repartait en baisse après s'être envolé la veille, chutant de 9,38% à 14,5. L'or comme le prix du baril de brut, qui avaient flambé lundi, perdaient également du terrain.

Les investisseurs se détournaient aussi du marché obligataire qui avait bénéficié la veille d'une ruée des investisseurs vers les actifs jugés les moins risqués. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans progressait à 2,655% contre 2,607% lundi soir et celui à 30 ans à 3,598% contre 3,557% à la précédente clôture.

ppa/sl/mdm

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