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Un général américain jugé en cour martiale pour viol et adultère

04/03/2014 04:29 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Le procès du général américain Jeffrey Sinclair, accusé notamment de viol à l'encontre d'une subordonnée et d'adultère, a débuté mardi devant une cour martiale de Fort Bragg (Caroline du Nord), dans le sud-est des Etats-Unis, a-t-on appris auprès de l'armée de Terre américaine.

Ancienne étoile montante de l'US Army et commandant en second de la prestigieuse 82e division aéroportée, le général Sinclair, 51 ans, fait l'objet de 22 chefs d'accusation, parmi lesquels celui de viol, d'adultère et de "conduite inconvenante pour un officier et un gentleman".

Il encourt la réclusion à perpétuité. Il est soupçonné d'avoir entretenu une liaison adultérine pendant trois ans avec une subordonnée de 17 ans sa cadette, notamment lors de déploiements en Irak et en Afghanistan, une conduite passible de cour martiale pour la justice militaire américaine.

Cette femme, une capitaine, l'accuse également de viol et de menace de mort à son encontre et contre sa famille.

Le général a reconnu les faits d'adultère mais a nié toute contrainte lors des audiences préliminaires au procès, selon le quotidien local, le Fayetteville Observer. L'accusation décrit pour sa part le militaire comme un prédateur sexuel qui abuse de son autorité.

Les procès en cour martiale contre des officiers supérieurs sont très rares aux Etats-Unis mais l'armée américaine a été confrontée ces derniers mois à une multiplication de problèmes de comportement chez certains généraux.

En septembre, le numéro du centre de commandement des forces nucléaires, le vice-amiral Tim Giardina, avait été démis de ses fonctions pour avoir utilisé de faux jetons dans un casino de l'Iowa (centre).

En 2012, le général William "Kip" Ward, ancien commandant américain pour toute l'Afrique, avait été rétrogradé et condamné à rembourser 82.000 dollars pour avoir utilisé indûment les moyens mis à sa disposition par le Pentagone lors de son commandement de l'Africom.

Le général David Petraeus n'a quant à lui jamais été sanctionné durant ses années de service mais il a dû démissionner fin 2012 de la tête de la CIA après avoir admis une liaison extra-conjugale avec sa biographe.

Le procès doit durer jusqu'au 28 mars.

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