NOUVELLES

Réunion du Conseil Otan-Russie mercredi à Bruxelles

04/03/2014 10:50 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Un Conseil Otan-Russie, qui réunit les ambassadeurs des pays de l'Alliance atlantique et de la Russie, se tiendra mercredi au siège de l'Otan à Bruxelles pour discuter de la crise en Ukraine, a-t-on appris auprès de l'Otan.

L'ambassadeur de la Russie à l'Otan, Alexandre Grushko, a accepté mardi le principe de cette réunion exceptionnelle, prise à l'initiative de plusieurs pays membres de l'Alliance, a indiqué mardi Oana Lungescu, la porte-parole de l'Otan.

Elle se tiendra dans l'après-midi au lendemain d'une deuxième réunion, en trois jours, des ambassadeurs des 28 pays de l'Otan, pour débattre de la situation en Ukraine et de l'action de la Russie en Crimée.

Débutée en milieu de matinée, cette réunion était toujours en cours mardi après-midi. Elle avait été demandée par la Pologne, qui a invoqué l'article 4 du Traité de l'Otan. Ce dernier prévoit que les 28 pays membres se consulteront "chaque fois que, de l'avis de l'une d'elles, l'intégrité territoriale, l'indépendance politique ou la sécurité de l'une des parties sera menacée".

Dimanche, la secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, avait accusé la Russie de "menacer la paix et la sécurité en Europe". "Nous condamnons l'escalade militaire russe en Crimée", avait-il affirmé, en appelant la Russie "à respecter ses engagements internationaux et à replier ses forces dans ses bases".

Les Etats-Unis, membres influents de l'Otan, ont ensuite décidé lundi de suspendre "tous les liens militaires" avec Moscou. "Cela comprend les exercices et réunions bilatérales, les escales de navires et les conférences de planification militaire", selon le porte-parole de la défense américaine, le contre-amiral John Kirby.

Le Conseil Otan-Russie (COR) a été créé en 2002 pour favoriser la coopération entre les deux partenaires "sur les enjeux sécuritaires" et "dans toute une série de domaines d'intérêt commun", comme la gestion des crises ou la lutte contre le terrorisme et la piraterie. Le principal sujet de contentieux est le projet de bouclier antimissile que développe l'Otan en Europe et que la Russie considère comme une menace pour ses intérêts.

jri/may/bir

PLUS:hp