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Québec: pré-campagne électorale, les indépendantistes confiants

04/03/2014 02:02 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Le Québec se préparait mardi à l'annonce imminente d'élections législatives anticipées à l'issue desquelles les indépendantistes, portés au pouvoir il y a 18 mois, espèrent arracher la majorité absolue au Parlement de province canadienne francophone.

La Première ministre Pauline Marois, chef du Parti québécois (PQ, indépendantiste), doit tenir un conseil des ministres mercredi matin, avant de rencontrer le lieutenant-gouverneur --représentant de la reine d'Angleterre Elizabeth II, chef d'Etat du Canada-- pour lui demander de dissoudre l'Assemblée nationale, a confirmé à l'AFP une source gouvernementale. Le scrutin aurait ainsi lieu le 7 avril prochain.

Depuis quelques jours les partis politiques québécois présentaient leurs candidats, et déjà mardi les slogans des deux principales formations d'opposition étaient connus.

Au pouvoir entre 2003 et 2012, les libéraux (PLQ, centre-droite) ont choisi "Ensemble on s'occupe des vraies affaires", selon Radio-Canada, tandis que la Coalition Avenir Québec (CAQ, droite) a dévoilé mardi matin un autobus de campagne flanqué d'un slogan jouant sur le nom de son leader François Legault --"On se donne Legault"-- et le verbe anglais "go" signifiant "aller".

Après une longue traversée du désert, les indépendantistes ont repris les rênes du Québec en septembre 2012, sans toutefois avoir la majorité absolue au parlement. D'ailleurs, le déclenchement attendu des élections mercredi anticipe le vote sur le budget que devait bientôt tenir le parlement et au cours duquel le gouvernement avait de grandes chances d'être renversé.

Le Parti québécois détient actuellement 54 sièges, contre 49 pour le Parti libéral, 18 pour la CAQ, 2 pour Québec Solidaire (gauche). Deux députés siègent également en tant qu'indépendants.

Les plus récents sondages donnent une majorité au PQ qui pourrait bien réaliser son meilleur score depuis 1998.

Les indépendantistes ont tenu deux référendums sur la séparation du Québec et du Canada, en 1980 et 1995, et les troupes de Mme Marois se sont bien gardées jusqu'à présent de promettre l'organisation d'un tel vote en cas d'obtention de la majorité au parlement.

"Ce référendum nous ne le tiendrons que lorsque nous jugerons qu'une majorité de Québécois veulent faire ce vote", a ainsi répété ce week-end le ministre des Relations internationales du Québec, et poids lourd du gouvernement, Jean-Francois Lisée.

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