POLITIQUE

Le Canada suspend ses relations militaires avec la Russie

04/03/2014 03:22 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

Le premier ministre du Canada, Stephen Harper, annonce qu'il suspend immédiatement toutes les activités bilatérales prévues entre l'armée canadienne et l'armée russe.

« Ceci comprend les exercices, tel Vigilant Eagle de NORAD, et toutes les rencontres », a indiqué M. Harper mardi après-midi.

Les États-Unis ont posé le même geste lundi soir.

Comparaison avec l'Allemagne nazie : John Baird persiste

De son côté, le ministre des Affaires étrangères John Baird a de nouveau comparé les actions de Vladimir Poutine en Ukraine à celles du régime nazi en Allemagne, mardi, lors d'une nouvelle allocution visant à condamner l'intervention militaire russe.

« Le Canada ne pourra jamais accepter des prétextes de frontières ethniques pour justifier l'entrée de troupes militaires. N'oublions pas qu'Hitler a utilisé la même excuse en 1938 pour envahir la Tchécoslovaquie dans les Sudètes », a affirmé M. Baird mardi après-midi juste avant une rencontre avec l'ambassadeur ukrainien au Canada, Vadym Prystaiko.

M. Baird répétait alors des propos tenus lundi sur les ondes de CBC. Il répond ainsi aux propos de Vladimir Poutine qui soutient que l'intervention russe en Crimée vise à protéger la population russophone d'Ukraine.

John Baird a, encore une fois, condamné « avec la plus grande fermeté » l'intervention militaire russe, en la qualifiant de « violation de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Ukraine » et en la qualifiant de « tactique à la soviétique ».

« Poutine doit s'expliquer »

Pour sa part, l'ambassadeur ukrainien au Canada, Vadym Prystaiko, a demandé l'assistance de la communauté internationale.

L'ambassadeur a rencontré la presse après sa rencontre avec le ministre John Baird.

Il croit que Vladimir Poutine doit expliquer les véritables raisons pour lesquelles son armée est déployée en Crimée.

« Toute personne qui se rendrait en Crimée pourrait voir qu'il n'y a pas de problème pour les russophones. Il n'y aurait aucun problème si on pouvait voir la vérité sur le terrain en Crimée. »

M. Prystaiko affirme que le pouvoir constitutionnel en Ukraine appartient au Parlement, et non au président, et que, par conséquent, le Parlement ukrainien est le détenteur légitime du pouvoir dans son pays.

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