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Ukraine: Moscou ne cherche qu'une excuse pour envahir encore davantage, déclare Kerry (VIDÉO)

04/03/2014 06:37 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Moscou ne cherche qu'une excuse pour envahir encore davantage l'Ukraine, a déclaré le secrétaire d'État américain, John Kerry, tout juste arrivé à Kiev.

Selon lui, le déploiement de forces russes en région autonome de Crimée constitue un « acte d'agression » violant l'intégrité territoriale de l'Ukraine.

« C'est évident que la Russie travaille fort afin de créer un prétexte qui lui permettrait de poursuivre encore plus loin son invasion »

— Le secrétaire d'État américain, John Kerry

Cette visite du secrétaire d'État américain se veut surtout une démonstration du soutien des États-Unis envers le gouvernement intérimaire ukrainien, en poste depuis la destitution de Viktor Ianoukovitch.

Plus tôt ce matin, il a d'ailleurs promis une série de mesures économiques et techniques afin d'aider l'Ukraine à se remettre sur pied, dont des garanties pour un prêt international d'un milliard de dollars.

Washington a pour sa part annoncé une suspension de toute collaboration militaire avec la Russie.

« Le message que nous faisons passer aux Russes est que s'ils continuent sur leur trajectoire actuelle, nous examinerons un ensemble de mesures économiques et diplomatiques qui isoleront la Russie », avait prévenu lundi le président américain Barack Obama.

Moscou réplique

La Russie a clairement averti les États-Unis mardi matin que le jeu des sanctions peut se jouer à deux.

Un conseiller du Kremlin, Sergueï Glazyev a évoqué l'abandon du dollar américain comme monnaie de réserve et le possible refus de Moscou de rembourser des sommes empruntées dans des banques américaines.

Si Washington gèle les avoirs d'investisseurs russes aux États-Unis, Moscou ne se gênera pas pour recommander aux détenteurs d'actions américaines de vendre leurs parts, a-t-il prévenu.

L'Europe s'implique

Le commissaire européen à l'Énergie, Gunther Oettinger, a pour sa part annoncé que l'Union européenne aidera l'Ukraine à régler sa dette de 2 milliards de dollars pour ses achats de gaz russe, et peut également lui fournir du gaz au besoin.

Pendant ce temps, l'Union européenne, les États-Unis et le Canada tentent toujours de dégager une position commune sur la façon d'agir à l'égard de Moscou, même si toute intervention militaire semble exclue pour l'instant.

L'Union européenne a notamment lancé un ultimatum à la Russie, l'invitant à retirer ses troupes d'Ukraine d'ici jeudi, sous peine de se voir refuser certaines de ses demandes, dont un assouplissement pour les demandeurs de visa et la mise en oeuvre de négociations de coopération économique.

L'UE tiendra un sommet extraordinaire sur la question jeudi.

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