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Contre-interrogatoire agressif pour la voisine d'Oscar Pistorius

04/03/2014 11:40 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

La deuxième journée du procès de l'athlète paralympique accusé de meurtre, Oscar Pistorius, s'est poursuivie avec le contre-interrogatoire musclé d'une voisine qui a révélé lundi avoir entendu « des cris [de femme] à vous glacer le sang ».

Michelle Burger, qui vit à moins de 200 mètres de la maison de l'athlète sud-africain, a eu droit à quatre heures de questions parfois agressives, parfois humiliantes, de la part de l'avocat de la défense, Barry Leroux.

Depuis lundi, ce dernier tente de mettre en doute la cohérence de son témoignage, notamment sa capacité à distinguer une voix de femme de celle d'un homme.

« Quand je suis sous la douche, je revis ses cris! », a-t-elle finalement sangloté, après avoir décrit et répété à maintes reprises les hurlements de femme « absolument pétrifiants » entendus la nuit du drame.

L'athlète de 27 ans soutient depuis le début la thèse de la méprise tragique. En tirant sur sa copine, Reeva Steenkamp, Oscar Pistorius maintient avoir cru à la présence d'un intrus chez lui au petit matin.

Il a d'ailleurs plaidé non coupable à son procès.

Une autre voisine a témoigné

Le défenseur d'Oscar Pistorius s'est ensuite attaqué au témoignage d'une autre voisine, Estelle Van der Merwe, elle aussi réveillée par des « des gens qui parlaient trop fort ».

Ces éclats de voix étaient cependant trop loin pour lui permettre de comprendre la conversation ou la langue utilisée, mais suffisamment forts pour se mettre un oreiller sur la tête et s'inquiéter qu'ils ne réveillent son fils.

Les voix étaient bien celles de personnes « en colère » ou « fâchées », a-t-elle ajouté, spécifiant qu'elle a bien entendu quatre coups de feu.

« Le fait est que vous n'avez jamais entendu personne se disputer » cette nuit-là, a répliqué sèchement Barry Leroux.

Interruption de procès

Cette deuxième journée de procès a été interrompue par la juge Thokozile Masipa, qui a lancé une enquête suite aux accusations dirigées contre une station de télévision sud-africaine.

Le réseau eNCA aurait diffusé mardi une photo de Michelle Burger, malgré l'ordonnance du tribunal de protéger son intimité.

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