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Colombie: un réseau militaire accusé de vendre des armes à des groupes illégaux

04/03/2014 08:24 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

Les autorités colombiennes ont annoncé avoir démantelé un réseau d'anciens militaires et policiers qui vendaient des armes à des groupes illégaux dans ce pays en proie à un conflit armé d'un demi-siècle.

Au total, 13 suspects ont été interpellés dans dix villes du pays, "après deux ans d'enquête et d'interception de communications", a déclaré le vice-procureur général Jorge Perdomo, lundi soir, lors d'une conférence de presse.

Le cerveau présumé de ce trafic d'armes était un colonel à la retraite, actuellement sous les verrous dans le cadre d'un autre scandale, celui des civils tués par des soldats puis présentés comme des guérilleros morts au combat.

De nombreux groupes illégaux opèrent en Colombie, dont la guérilla marxiste des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) ainsi que des bandes criminelles composées en partie d'anciennes milices paramilitaires d'extrême droite officiellement dissoutes depuis 2006.

Parmi les personnes interpellées figurent huit militaires, dont quatre encore en activité, deux anciens policiers et trois civils. Ils sont accusés d'avoir dérobé des armes dans les stocks de l'armée afin de les revendre à des bandes d'origine paramilitaire impliquées dans le trafic de drogue.

"On ne tolèrera ce type de comportement sous aucun prétexte", a réagi le général Jaime Lasprilla, commandant de l'armée colombienne, affirmant que tous les responsables seraient "punis avec la force de la loi".

Cette affaire survient après une série de scandales qui ont secoué récemment l'armée, incitant le président Juan Manuel Santos à opérer des changements à sa tête.

La justice est notamment saisie d'une enquête sur des écoutes présumées illégales par une cellule militaire des représentants gouvernementaux chargés des négociations de paix en cours avec les Farc ainsi que des cas de corruption sur des contrats militaires.

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