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Catherine Ashton attendue samedi en Iran (responsable iranien)

04/03/2014 08:32 EST | Actualisé 04/05/2014 05:12 EDT

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, se rendra à Téhéran samedi soir, a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, cité mardi par l'agence officielle Irna.

"Mme Ashton arrivera à Téhéran samedi soir. Elle doit rencontrer le président (Hassan Rohani) et le ministre des Affaires étrangères" Mohammad Javad Zarif, a déclaré M. Araghchi. Selon les médias iraniens, les consultations devraient avoir lieu dimanche et la diplomate européenne devrait visiter Ispahan lundi avant son départ.

C'est la première visite d'un haut responsable de la diplomatie de l'UE depuis celle de Javier Solana en juin 2008. Catherine Ashton se rend à Téhéran en tant que chef de la diplomatie européenne et non en tant que représentante du groupe 5+1 (Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie, Chine et Allemagne) qui négocient avec Téhéran un accord sur le dossier nucléaire, avait déclaré il y a quelques jours M. Araghchi. Mais le nucléaire sera également au menu des discussions.

Les experts de l'Iran et du groupe 5+1 se retrouvent mercredi à Vienne pour poursuivre leurs négociations en vue de régler définitivement leur conflit sur le programme nucléaire de Téhéran avant une réunion politique le 17 mars.

Les Occidentaux et Israël soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert de son programme nucléaire civil, ce que Téhéran nie farouchement.

Le 24 novembre 2013, l'Iran avait conclu avec les grandes puissances un plan d'action sur six mois, appliqué depuis le 20 janvier, prévoyant un gel de certaines activités nucléaires sensibles en échange de la levée d'une petite partie des sanctions qui étranglent son économie.

L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), chargée de superviser l'application de l'accord, a indiqué lundi que l'Iran avait mis en oeuvre les mesures prévues.

"Demain, les experts vont parler des questions liées à l'enrichissement d'uranium et comment répondre aux inquiétudes concernant le réacteur à eau lourde d'Arak", a déclaré M. Araghchi.

L'Iran refuse la fermeture du réacteur à eau lourde d'Arak, actuellement en construction, comme le demandent les Etats-Unis et les Occidentaux. Toutefois, Téhéran s'est dit prêt à modifier techniquement le réacteur pour produire moins de plutonium afin de garantir qu'il ne servira pas à la construction de l'arme atomique.

M. Araghchi a répété mardi que l'Iran "ne veut pas" construire l'arme atomique.

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