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Université d'Ottawa: Anne-Marie Roy dénonce la culture du viol

03/03/2014 04:53 EST | Actualisé 02/05/2014 05:12 EDT
Agence QMI

TORONTO - Une étudiante de l'Université d'Ottawa qui a fait l'objet de propos sexuellement explicites sur les réseaux sociaux affirme que ce qu'elle appelle une culture du viol prévaut largement sur les campus des universités canadiennes.

Anne-Marie Roy, qui préside la Fédération étudiante de l'Université d'Ottawa, prend pour exemple de récents échanges entre cinq étudiants masculins sur le réseau Facebook qui contenaient des remarques à teneur sexuelle la concernant directement. La nature des propos a été signalée dans les pages du journal de langue anglaise du campus, «The Fulcrum».

Après avoir rencontré l'un d'eux, la présidente de la Fédération a reçu des excuses écrites des cinq étudiants qui lui ont affirmé que leurs échanges ne constituaient pas des menaces à son endroit.

Ces excuses ont été insuffisantes pour Anne-Marie Roy, une étudiante en Communications originaire de l'Ontario âgée de 24 ans, qui souhaite maintenant instituer des activités de sensibilisation contre la banalisation de ce genre de propos et ce qu'elle appelle la banalisation de la culture du viol.

Quatre des cinq étudiants ciblés, qui avaient menacé de la poursuivre en invoquant la nature privée de leurs échanges sur Facebook, ont retiré cette menace et ces quatre personnes, qui étaient tous membres de différentes instances du mouvement étudiant à l'université, ont démissionné de leurs fonctions.

Dans un communiqué, la direction de l'Université d'Ottawa avoue avoir été choquée par le contenu des échanges sur Facebook et affirme vouloir aider Anne-Marie Roy à servir une réplique appropriée.

Mme Roy dit par ailleurs avoir reçu de nombreux appuis non seulement de membres de la communauté universitaire mais de partout au Canada, ainsi que quelques commentaires plus négatifs.