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Poursuites en Russie contre le chef du mouvement nationaliste ukrainien Pravy Sektor

03/03/2014 05:19 EST | Actualisé 03/05/2014 05:12 EDT

La Russie a annoncé lundi avoir lancé des poursuites contre le chef de file du mouvement nationaliste ukrainien Pravy Sektor (Secteur droit) qui était en première ligne dans les affrontements à Kiev, pour "incitation au terrorisme" en Russie.

Le Comité d'enquête russe, principal organe chargé des enquêtes criminelles en Russie, a indiqué dans un communiqué avoir lancé des poursuites contre Dmytro Iaroch pour avoir appelé publiquement "au terrorisme et à l'extrémisme".

"Selon l'enquête, le chef de l'organisation ultranationaliste Pravy Sektor Dmytro Iaroch appelle dans ses discours les forces antirusses à se livrer à des actes extrémistes et à répandre la terreur sur le territoire russe", a expliqué le comité.

Il a ajouté avoir l'intention de demander sa mise en détention par défaut puis un mandat d'arrêt international à son encontre. Le chef d'accusation invoqué par le comité est passible de sept ans d'emprisonnement.

Pravy Sektor est un mouvement paramilitaire décrit par M. Iaroch comme "nationaliste mais pas fasciste", qui a acquis une grande popularité auprès des manifestants à Kiev en s'illustrant en première ligne lors des violents affrontements entre protestataires et forces de l'ordre, faisant pleuvoir des pluies de pavés et cocktails molotov sur les policiers.

Il revendique l'héritage controversé des nationalistes ukrainiens de la Seconde Guerre mondiale et veut une Ukraine débarrassée de toute influence étrangère russe comme européenne.

La télévision publique russe a relayé ce week-end une information selon laquelle M. Iaroch aurait écrit sur un réseau social qu'il voulait que le chef rebelle tchétchène Dokou Oumarov arme les combattants antirusses, ce qui a provoqué de vives réactions d'un responsable de la diplomatie russe et du président tchétchène Ramzan Kadyrov.

Pravy Sektor a affirmé que son site avait été piraté.

L'agence russe de surveillance des communications Roskomnadzor a indiqué lundi avoir bloqué l'accès à 13 pages nationalistes ukrainiennes sur le réseau social le plus populaire en Russie, Vkontakte, pour "appels directs au terrorisme et à la participation à des manifestations non-autorisées y compris à Moscou".

La page de Iaroch en fait partie, selon l'agence Interfax.

Plus de 300 personnes qui protestaient contre la guerre en Ukraine ont été arrêtées dans le centre de Moscou dimanche, selon le site Ovdinfo qui comptabilise les arrestations de militants.

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